Alerte nucléaire au Japon

16 mars 2011 10:33; Act: 16.03.2011 13:00 Print

La catastrophe complique les secours

Cinq jours après le plus fort séisme mesuré dans l'histoire du Japon, les secours peinent à atteindre les vicitmes. Le point de la situation avec la Croix-Rouge.

Voir le diaporama en grand »
Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

Sur ce sujet
Une faute?

La catastrophe nucléaire complique les opérations de secours, a affirmé mercredi à Genève le sous-secrétaire général de la Fédération des sociétés de Croix-Rouge, Matthias Schmale. La situation restera difficile pendant trois semaines, a-t-il averti.

«La région de Tokyo est sûre de même que de grandes parties des zones touchées par le tsunami, mais plus on se rapproche de la centrale nucléaire de Fukushima, plus il y a de danger», a indiqué le responsable de la Fédération internationale.

«La catastrophe nucléaire complique les opérations de secours», a-t-il affirmé, tout en ajoutant que le personnel de la Croix-Rouge japonaise présent sur le terrain «ne travaille pas dans la zone d'exclusion». «Les niveaux de radioactivité sont gérables jusqu'ici», a-t-il dit.

«Les risques sont continuellement réévalués», a-t-il aussitôt ajouté. Un millier de membres de la Croix-Rouge japonaise au sein de 115 équipes sont actifs sur le terrain pour aider 500'000 rescapés du tsunami et 200'000 personnes évacuées de la zone d'exclusion, a-t- il précisé.

Problèmes logistiques

Les secours doivent surmonter des problèmes logistiques importants. Outre le risque nucléaire, les pénuries d'essence et d'électricité, la fermeture des routes, la paralysie des chemins de fer permettent d'acheminer seulement des rations alimentaires de base dans les centres d'accueil des déplacés, a indiqué Matthias Schmale.

Le responsable s'attend à ce que la situation reste difficile sur le plan humanitaire pendant trois semaines au moins. Le sort des personnes âgées inquiète particulièrement la Croix-Rouge. «Elles souffrent énormément. Il faut s'assurer qu'elles reçoivent les médicaments et les traitements qu'elles suivaient avant la catastrophe», a affirmé le sous-secrétaire général de la Fédération.

Pas d'appel de fonds

A ce stade, la Fédération n'envisage pas de lancer une opération massive sur le plan international. Le Japon n'a pas demandé l'aide internationale et les capacités de la Croix-Rouge japonaise, avec deux millions de volontaires enregistrés, sont en mesure de répondre aux besoins immédiats.

«Nous ne lançons pas d'appel de fonds pour l'instant, car les capacités nationales sont suffisantes, au moins 90 pays ont offert spontanément leur aide sur le plan bilatéral et nous n'avons pas encore d'évaluation claire des besoins à moyen terme», a expliqué Matthias Schmale.

Le Japon a indiqué qu'il préfère recevoir des dons en argent plutôt que des secours matériels. «Je m'attends à un grand élan de sympathie et de générosité de la part des individus et des privés», a affirmé le représentant de la Fédération. Les montants récoltés devraient avoisiner les records reçus après le tsunami du 26 décembre 2004 en Asie, a-t-il confié.

La Fédération lancera si nécessaire un appel de fonds lorsque les besoins à moyen terme, notamment en termes de reconstruction, auront pu être évalués, a dit le responsable de la Fédération. Les éventuelles conséquences humanitaires de la catastrophe nucléaire ne sont par ailleurs pas encore claires, a-t-il souligné.

(afp)