Séisme au Japon

14 mars 2011 18:57; Act: 14.03.2011 19:23 Print

Les Bourses mondiales tremblent

Les Bourses mondiales ont fléchi lundi, inquiètes des conséquences de la catastrophe naturelle qui a frappé le Japon, tant pour la troisième économie de la planète, que pour la croissance mondiale.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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En Europe, les principales Bourses ont terminé en baisse, Paris reculant de 1,29%, Francfort de 1,58% et Londres de 0,89%. La Bourse suisse a terminé pour sa part sur une baisse de 1,25%. Wall Street était également en recul à mi-séance de près de 1% autant pour le Dow Jones que pour le Nasdaq.

En Asie dans la matinée, hormis une chute de 6% du Nikkei à Tokyo, les autres places avaient relativement bien résisté: Shanghai a fini en hausse de 0,13%, Hong Kong de 0,41% et Séoul de 0,80%. En revanche, Sydney a clôturé sur un recul de 0,40%, Taipei a perdu 0,56%, Manille 0,14% et Wellington 0,64%.

La banque centrale du Japon a tenté d'apaiser les tensions sur les marchés financiers en injectant massivement des fonds, alors que le yen a atteint dans la matinée un plus haut en quatre mois.

De graves dysfonctionnements dans des centrales nucléaires de la région ravagée, qui réduisent aussi l'offre d'électricité, avivent les craintes sur les répercussions de ce désastre sur l'ensemble des entreprises et l'économie japonaises.


La facture s'alourdit

L'action de la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploite les centrales nucléaires en difficulté, a plongé de 23,57%. Dans son sillage, les groupes énergétiques européens piquaient du nez: Areva perdait près de 10%, EDF 5,28%, et en Allemagne, EON cédait 5,26% et RWE 4,7%.

Autres secteurs en difficulté: le luxe, dont les Japonais sont friands, et les assurances dont la facture est en train de s'alourdir fortement. Les assureurs et réassureurs japonais ainsi que leurs grands concurrents étrangers (Swiss Ré, Munich Ré, Scor...) vont subir de «lourdes pertes» consécutives au séisme et au tsunami, ce qui pèsera sur leurs notes, selon une étude publiée lundi par l'agence de notation Moody's.

Le gouvernement japonais a jugé que ce sinistre aurait un impact «considérable» sur l'économie nationale et des fonds colossaux seront nécessaires pour financer la reconstruction des zones éprouvées.

Le coût de la catastrophe pourrait s'élever pour les assurances à 34,6 milliards de dollars, selon une estimation initiale publiée dimanche par AIR Worldwide, spécialiste de l'évaluation du risque.


Risque de ralentissement économique

De nombreuses entreprises ont été fermées lundi au Japon, notamment les constructeurs automobiles dont les actions ont plongé en Bourse: Nissan et Toyota ont perdu 9,52% et 7,92% respectivement. Honda a cédé 6,49%.

«Le marché se focalise maintenant sur le risque de ralentissement économique au niveau mondial: baisse de l'activité en Chine en février, hausse des taux d'intérêt à venir aux Etats-Unis s'il y a absence de nouvelle injection de liquidités, tremblement de terre au Japon qui devrait ralentir la production industrielle du Japon, hausse du prix du pétrole depuis début 2011», souligne ainsi Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse.

Au Japon, alors que le yen est brusquement monté avant de retomber, la banque centrale (BoJ) a pris une série de mesures exceptionnelles pour tenter d'apaiser les tensions. La BoJ a effectué lundi des injections massives de fonds dans le système interbancaire, pour un montant de 15'000 milliards de yens (170 milliards de francs), inédit en une journée.

Le yen est brusquement monté en Asie, les opérateurs s'attendant à ce que les Japonais rapatrient des fonds en masse pour financer la reconstruction après le séisme, puis est retombé après cette injection massive de fonds par la BoJ. Vers 18h00, le dollar cotait 81,86 yens contre 81,91 yens vendredi à 23h00. L'euro valait 114,28 yens contre 113,89 yens vendredi en fin de journée.

(ats)