Suisse

23 mars 2011 10:45; Act: 23.03.2011 13:19 Print

Le nuage radioactif passe inaperçu

Aucune radioactivité plus élevée qu'à la normale a été mesurée mercredi matin sur sol suisse, a indiqué l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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Les particules qui se sont échappées de la centrale de Fukushima se sont dispersées en direction de l'Océan Pacifique et «plus on va loin, plus la dissolution est importante», a rappelé mercredi à l'ATS Pierre Eckert, de MétéoSuisse à Genève.

Il s'attend donc plutôt à ce que les quantités de radioactivité artificielle qui pourraient être mesurées dans l'air soient en fait des réminiscences de Tchernobyl. Mardi, le responsable de la radioprotection à l'OFSP avait également indiqué que les infimes quantités mesurées provenaient encore de la catastrophe survenue en Ukraine en 1986 et de radioactivité naturelle.

De fait, les stations de mesures au sol, et en particulier les cinq collecteurs d'aérosols à haut débit situés dans les cantons de Fribourg, Genève, Tessin, Thurgovie et Argovie n'ont rien mesuré d'anormal mercredi, a précisé Daniel Dauwalder, porte-parole de l'OFSP. Quant aux résultats des mesures effectuées mercredi par avion, ils seront disponibles vendredi matin. D'autres vols sont prévus jeudi et vendredi.


Vents favorables

Dans tous les cas, la zone de haute pression qui règne actuellement fait que les vents, et donc les émissions radioactives de Fukushima attendues au-dessus de l'Europe, devraient plutôt passer au nord de l'Europe, a précisé Pierre Eckert. En Suisse, les vents sont faibles. En outre, aucune précipitation qui laverait l'atmosphère en amenant les particules au sol n'est attendue d'ici la fin de la semaine.

«Il n'y a donc pour l'heure pas de réel souci», selon le météorologue. Il souligne néanmoins que les informations en provenance du Japon, notamment en matière de quantité d'émissions radioactives relâchées dans l'atmosphère et à quelle altitude, restent très lacunaires, rendant ainsi les modèles d'analyse très difficiles.

Pierre Eckert attend donc de savoir si des taux de radioactivité anormaux ont été mesurés en Amérique du Nord, qui devrait déjà avoir été touchée par le nuage. Il note également que la situation deviendra plus critique si la centrale de Fukushima continue longtemps à émettre des substances radioactives, car celles-ci vont s'accumuler dans l'atmosphère.

L'aviation procède à des mesures

Un appareil des Forces aériennes suisses a décollé mercredi à 10h15 de l'aérodrome de Payerne (VD) pour procéder à des mesures de radioactivité dans l'air.

Le F-5 E Tiger de l'armée est équipé d'instruments spécifiques, a indiqué à l'ATS Laurent Savary, suppléant du chef de la communication des Forces aériennes. Son vol devait durer environ une heure. D'autres mesures aériennes ne sont pas prévues mercredi.

Ce vol est effectué sur demande de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) qui analysera ensuite les données recueillies, a précisé Laurent Savary. Les Forces aériennes procèdent chaque année entre avril et octobre à six mesures de la radioactivité pour le compte de l'OFSP. Le vol de mercredi est effectué en plus en raison de la catastrophe nucléaire au Japon.

(ats)