Cataclysme au Japon

11 mars 2011 21:23; Act: 14.03.2011 09:29 Print

Les gratte-ciel se sont révélés très résistants

Les gratte-ciel des grandes villes japonaises se sont montrés fort résistants grâce à des dispositifs parasismiques exceptionels.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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Les gratte-ciel de Tokyo, de Sendai et des autres métropoles japonaises frappées par le violent séisme de vendredi ont tangué pendant de longues minutes, mais ont résisté, grâce à des dispositifs parasismiques exceptionnels et des normes draconiennes de construction.

Violemment secoués par le plus puissant tremblement de terre enregistré dans l'archipel, d'une magnitude de 8,9, tous les grands édifices de la capitale et des villes du nord-est du Japon sont restés debout.

La Tokyo Sky Tree, une tour-émettrice en construction dans l'est de la capitale, a tenu bon, malgré sa hauteur qui dépasse déjà les 600 mètres.

Progrès prodigieux

Ni miracle, ni effet du hasard, cette incroyable capacité à ne pas rompre prouve les progrès prodigieux accomplis en moins de deux décennies par les Japonais, passés maîtres des techniques antisismiques.

Tout comme le grand tremblement de terre de Tokyo de 1923, qui avait poussé des industriels à concevoir des nouveaux outils d'information, la tragédie de Kobe (ouest), qui a fait plus de 6.400 morts en 1995, a marqué un tournant.

Les dispositifs parasismiques étaient encore insuffisants, bien que le Japon ait été le premier pays qui, durant l'ère Meiji (1868-1912), avait inscrit la parasismologie au registre des recherches scientifiques.

Cette catastrophe, à laquelle la population n'était pas préparée, a accéléré la prise de conscience des autorités, entreprises et citoyens, sur l'absolue nécessité de mettre en oeuvre des moyens plus sophistiqués.

Dans les dix ans qui ont suivi Kobe, le nombre de nouvelles édifications antisismiques a considérablement augmenté et les immeubles existants ont commencé à être massivement rénovés selon des techniques plus sûres.

Toutes les infrastructures sont concernées.

Kobe a permis d'apprendre

«Nous avons beaucoup appris de l'analyse des dégâts à Kobe», confirme dans une étude Satoru Saito, expert au cabinet de recherche Nomura.

Lors des tremblements de terre, les édifices se déforment, au risque de rompre. Plus ils sont hauts, plus la distorsion est importante. Les systèmes d'isolation, placés entre les fondations et les structures élevées, permettent d'atténuer ou d'empêcher ces altérations.

Verins et ressorts

Désormais montés sur vérins, sur ressorts, sur rails ou roulements à billes, trempés dans une cuve pleine d'eau, soutenus par des amortisseurs ou haubans, ou reposant sur d'imposants «boudins» en caoutchouc, les immeubles nippons qui défient la nature par leur hauteur, répondent à des normes draconiennes, durcies à chaque évolution technologique.

Outre des dispositifs passifs (qui réagissent en fonction des secousses de façon naturelle) et d'autres actifs (mis en mouvement mécanique par un système informatique d'analyse de la situation), des bétons spéciaux ont été développés ainsi que de nombreuses solutions permettant de réduire les coûts de la mise à niveau des bâtiments, sans les évacuer ni les démolir.

Savoir-faire dans la fabrication

«Le savoir-faire entretenu en matière de monotsukuri (fabrication de choses) et la diversité du tissu industriel japonais ont beaucoup contribué à ces progrès», note M. Saito.

Exemples: les boudins de caoutchouc sont une spécialité du premier pneumaticien nippon, Bridgestone, tandis que les amortisseurs sont issus de techniques employées dans l'automobile et en partie manufacturés par les mêmes équipementiers.

Toutefois, le Japon, où se produisent plus de 20% des séismes les plus violents enregistrés annuellement dans le monde, reste quand même à la merci d'un drame.

Il le redoute d'ailleurs, du fait de l'inadaptation de nombreuses maisons individuelles, en zones semi-urbaines et rurales notamment, et de l'ancienneté de bâtiments publics parfois érigés à la hâte en banlieue dans les années 1960.

(afp)