Catastrophe nucléaire

16 mars 2011 11:57; Act: 16.03.2011 12:12 Print

Un canular sème la panique en Asie

Les pays asiatiques tentaient mercredi de rassurer des populations alarmées par un canular, après l'accident nucléaire au Japon dont les retombées psychologiques dépassaient largement le risque radioactif réel.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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Partout en Asie, la panique s'est emparée de nombreux habitants, à la réception d'un message envoyé par SMS et courrier électronique.

Présenté comme émanant d'un média étranger, ce message appelait les Asiatiques à «prendre leurs précautions» et notamment à se badigeonner la région de la thyroïde avec de l'iodure de potassium.

Le média en question a publié une mise au point en forme de démenti, mais les réactions en chaîne n'avaient pas attendu.

Fausse alerte

«Le proviseur a renvoyé les enfants du lycée vers 15h00, mais c'était une fausse alerte», a témoigné Cielito Aglipay, mère d'un élève, dans la ville de Batac, au nord des Philippines.

Venant semble-t-il des Philippines, dont la capitale Manille se situe à 3200 km de la centrale de Fukushima, ce dangereux canular a déclenché une très rapide réaction des autorités dans toute la région.

La ministre philippine de la Justice, Leila de Lima, a promis la plus grande sévérité pour les auteurs du message. «En ces temps difficiles, face à de tels désastres, nous ne voulons pas que des informations sans fondement puissent encore exacerber la situation», a-t-elle déclaré.

Appels au calme

La Corée du Sud a également appelé sa population au calme et rappelé que la diffusion de tels messages infondés était passible d'un an de prison.

En Chine, le terme «fuite nucléaire» était censuré mercredi sur sina.com, le principal site de micro-blogging en Chine, vraisemblablement pour tenter d'éviter un emballement. Le danger radioactif était toutefois le sujet le plus débattu dans les forums de discussion.

De nombreux pays de la région, comme Taïwan, à 2200 km de Fukushima, mais aussi l'Inde, Singapour, la Thaïlande ou la Corée du Sud, pays voisin le plus proche du Japon, à 1000 km de la centrale, ont tenté de rassurer leur population en annonçant des tests de radioactivité sur les produits alimentaires importés de l'archipel.

Les denrées alimentaires s'arrachent

Un peu partout, les produits japonais s'arrachent de peur que les prochaines livraisons soient contaminées.

Ayant renoncé à acheter du lait chinois après le scandale du lait contaminé, les parents de jeunes enfants qui s'étaient repliés sur son concurrent japonais ont pris d'assaut à Hong Kong les pharmacies et supermarchés vendant du lait maternisé nippon.

Objectif: en stocker le plus possible de crainte qu'il ne soit plus disponible à l'avenir car contaminé.

Le danger radioactif, réel ou supposé, demeurait un sujet de vive inquiétude dans les populations locales comme chez les expatriés.

A Hong Kong, à 3.000 km de la centrale de Fukushima, malgré les messages rassurants des autorités, de nombreuses familles d'expatriés ont déjà réservé des billets pour rentrer en Europe.

Le lycée français de Hong Kong et celui de Bangkok s'apprêtaient pour leur part à accueillir des enfants ayant quitté Tokyo, ont-il annoncé sur leur site internet.

La Chambre de Commerce française de Hong Kong a également indiqué que ses membres s'étaient mobilisés pour offrir une quarantaine de chambres chez l'habitant à des familles venant du Japon.

Des sites internet comme couchsurfing.org offraient également des hébergements, notamment en Australie, aux Etats-Unis. Voire au Moyen-Orient.

(afp)