Violent séisme au Japon

11 mars 2011 19:10; Act: 14.03.2011 09:30 Print

Le séisme frappe «au pire moment»

Le séisme qui a frappé le Japon vendredi intervient au pire moment pour le pays, alors que l'état de son économie est peu stable.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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Le tremblement de terre qui a frappé le Japon intervient «au pire moment» pour l'économie japonaise et pourrait précipiter une crise budgétaire, alors que les finances du pays sont déjà en piètre état, a estimé vendredi le cabinet d'études britannique Capital Economics.

Dans une étude publiée à Londres, les analystes du cabinet ont estimé qu'il était trop tôt pour chiffrer les conséquences de la catastrophe, et que l'impact humain primait sur les aspects financiers, mais ont souligné tout de même que les conséquences pour les finances publiques japonaises pourraient être «considérables».

10.000 milliards de yens en 1995

D'après les premières données disponibles, Capital Economics avance que le séisme devrait vraisemblablement provoquer moins de destructions que celui de Kobe en 1995, qui avait fait plus de 6.000 morts et des dégâts estimés à 10.000 milliards de yens (soit environ 100 milliards de dollars au cours de l'époque).

De plus, le cabinet souligne que l'impact économique des catastrophes naturelles s'avère souvent moins élevé au final que ce qui était anticipé au départ. En effet, «si l'activité économique chute immédiatement après la catastrophe, les travaux de reconstruction qui s'ensuivent la dopent fortement».

Choc sur la production

Il rappelle l'exemple du séisme de 2010 au Chili, qui avait entraîné une chute de 1,3% du PIB au premier trimestre, suivie d'un rebond de 4,5% au trimestre suivant.

Les analystes de la banque japonaise Nomura font le même constat. «Nous ne nous attendons pas à un impact majeur sur les marchés des changes ou actions», a déclaré son chef économiste pour l'Europe Peter Westaway lors d'une conférence téléphonique. Selon lui, ce type de catastrophe peut être suivi d'un «choc négatif sur la production sur le court terme» puis d'un «rebond» grâce à une «forte demande».

«L'économie s'enfonce »

Mais Capital Economics s'inquiète de l'impact potentiel pour les finances publiques, affirmant que «le désastre ne pouvait intervenir à un pire moment, alors que l'économie s'est déjà contractée fin 2010».

«Une large partie des coûts de reconstruction incomberont probablement aux collectivités locales, et au final à l'Etat, qui peine déjà à maîtriser la dette publique», préviennent-ils.

«Le gouvernement aura beaucoup plus de mal à présenter un plan de redressement budgétaire crédible cet été, si l'économie s'enfonce d'ici là dans la récession, les finances publiques se dégradent encore plus et de nombreux habitants continuent à souffrir de ce désastre», ont-ils ajouté.

Méfiance quant aux réponses budgétaires

Les économistes de Nomura estiment aussi qu'une «inquiétude» provient de la méfiance que pourrait provoquer, sur les marchés et chez les agences de notation, «toute réponse budgétaire potentielle que le gouvernement aurait à prendre» face aux conséquences du séisme.

Peter Westaway a toutefois assuré avoir appris auprès des agences de notation qu'elles ne soulèveraient pas la question la solvabilité budgétaire du Japon en lien avec d'éventuelles mesures budgétaires supplémentaires, «ce qui est une bonne nouvelle».

(afp)