Séisme au Japon

15 mars 2011 09:47; Act: 15.03.2011 11:05 Print

L'activité économique menacée

La production dans de nombreux secteurs risque d'être très durement affectée, des puces-mémoires aux avions en passant par l'automobile et les gadgets électroniques.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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Le gouvernement japonais a prévenu: avec des ports et aéroports détruits ou fermés, des usines à l'arrêt, des circuits logistiques perturbés comme jamais et une population traumatisée, la catastrophe a déjà un impact «considérable» sur l'activité économique de tout le pays.

Un manque de pièces ou de composants est à prévoir pour de nombreuses industries, «ce qui risque de faire monter les prix ou de retarder la production de nos gadgets favoris», s'inquiétait lundi Engadget, site internet pour les fanatiques de technologies.

Les fabricants japonais fournissent 40% des composants électroniques dans le monde, selon la firme CLSA.

Craintes chez Toshiba

Le Japon est aussi le pays d'origine d'une grande quantité de mémoires flash NAND, venant essentiellement de Toshiba.

Le prix des mémoires NAND 32 gigabits a déjà grimpé de 18%, selon DRAMeXhange, après l'annonce de l'arrêt de l'usine de ce groupe de la préfecture d'Iwate.

Bien que Toshiba affirme que son usine ne semble pas avoir subi de gros dégâts, les dirigeants sont toujours en train d'évaluer la situation, craignant les effets des répliques sur des sites déjà malmenés. Ils ne savent pas quand la production va pouvoir reprendre.

Rationnements forcés

Les usines ont en outre besoin de matières premières et d'un réseau de transport en activité, ce qui nécessite carburant et électricité.

Or l'ampleur de la catastrophe force à des rationnements d'essence et à des coupures planifiées de courant à cause des dommages causés aux infrastructures et de l'arrêt de centrales nucléaires.

«Sony a stoppé ou réduit sa production sur huit sites, pendant l'évaluation des dommages et dans l'attente du retour de l'électricité», a annoncé le fleuron nippon de l'électronique, précisant que ces mesures affectaient la production de piles rechargeables, de CD, de DVD et de disques Blu-ray.

Panasonic, Fujifilm, Nikon, et Canon ont en outre tous fermé leurs usines dans les régions touchées par le séisme et le tsunami, entravant la production d'appareils photo numériques et d'objectifs.

Voitures et avions

Toyota, le premier constructeur mondial d'automobiles a interrompu la production dans toutes ses usines, de lundi à mercredi.

L'avionneur américain Boeing, qui se fournit au Japon, a indiqué lundi que l'évaluation de l'impact du désastre était en cours, ajoutant qu'aucun effet majeur n'avait été constaté sur les usines.

Boeing a cependant redouté des problèmes d'approvisionnement si la crise devait durer plusieurs semaines.

«Le Japon a une meilleure capacité à réagir, il a retenu les leçons du séisme de Kobe (1995, quelque 6.400 morts) et est une économie avancée», a jugé pour sa part Shiro Armstrong, spécialiste des économies est-asiatiques à l'Université d'Australie.

(afp)