Catastrophes au Japon

22 mars 2011 07:01; Act: 22.03.2011 09:08 Print

Les enfants rescapés sont traumatisés

L'horreur provoquée par le séisme et le tsunami au Japon laisse craindre des conséquences à long terme sur les enfants.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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Certains enfants, rescapés du tsunami au Japon, affichent déjà des signes de traumatisme, réveillés par des cauchemars ou se murant dans le silence.

Selon l'ONG Save the Children, quelque 100'000 enfants ont été déplacés par ce qui est désormais la pire catastrophe naturelle ayant frappé l'archipel depuis 1923, avec près de 20'000 morts ou disparus.

La possibilité de traumastismes durables est multipliée par une cascade d'épreuves à surmonter: une secousse de magnitude 9, un tsunami dévastateur et la peur d'un accident nucléaire majeur dans une centrale endommagée.

Les experts estiment que pour certains enfants, l'ampleur du désastre peut être tout simplement inconcevable: maisons détruites, mort d'un père ou d'une mère, disparition d'un frère, d'une soeur ou d'amis.

Et les premiers efforts pour les aider à accepter la tragédie ne peuvent être déployés que dans des conditions difficiles, avec des familles entassées dans des abris mal équipés, subissant le froid et les répliques du séisme.

Terrorisés

«Nous avons trouvé des enfants dans des conditions désespérées, blottis autour de lampes à pétrole ou enveloppés dans des couvertures», raconte le porte-parole de Save the Chidren, Ian Woolverton, qui a visité plusieurs abris dans les régions côtières du nord-est les plus touchées par les vagues géantes du 11 mars.

«Ils m'ont parlé de leurs angoisses, en particulier leur peur des radiations», continue-t-il, précisant que plusieurs d'entre eux avaient évoqué les bombardements de Hiroshima et Nagasaki, dont ils ont appris l'histoire à l'école.

Les parents, souvent eux-mêmes traumatisés, tentent tant bien que mal de maîtriser leurs propres craintes pour les entourer d'un semblant de normalité et de sécurité.

Haruto, 2 ans, est toujours terrorisé par les fréquentes et parfois puissantes répliques, explique son père Atsushi Takahashi, 36 ans.

«Il a été terrifié, criant 'la maison tremble, je n'aime pas la maison'», raconte-t-il. «Je lui dis à chaque fois que tout va bien et je le prends dans mes bras (...) Nous devons laisser le temps soigner les blessures».

Espaces d'accueil

De nombreux enfants ont du mal à dormir, sans cesse réveillés par des cauchemars, alors que d'autres se sont complètement complètement répliés sur eux-mêmes, refusant que quiconque les approche sauf leurs parents qu'ils ne supportent pas de perdre de vue.

La priorité est de mettre en place «des espaces accueillants pour les enfants», insiste M. Woolverton. Des lieux où ils peuvent recommencer à jouer ensemble.

«Je sais grâce à mes années d'expérience que si un enfant joue, cela peut écarter le risque d'un grave traumatisme émotionnel à long terme».

Cela permet aussi de «soulager» des parents qui peuvent pour un moment s'éloigner pour «trouver à manger, localiser des amis ou des membres de la famille, et à plus long-terme, un travail et un logement», dit-il.

Des grands-parents ont essayé une autre méthode, racontant comment ils avaient réussi à surmonter les difficultés après la seconde guerre mondiale.

«Nous devons vivre, quel que soit le prix», insiste Shigenori Kikuta, 72 ans. «Nous devons dire à nos jeunes de se souvenir et de raconter notre histoire aux futures générations».

(ats/afp)