Séisme au Japon

21 mars 2011 06:47; Act: 21.03.2011 07:45 Print

Fukushima reste sans électricité

Alors que les secours sont gênés par la pluie qui tombait lundi sur le Japon, la centrale nucléaire de Fukushima n'a toujours pas d'électricité.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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La pluie s'est abattue lundi sur le Japon, perturbant les opérations de secours et renforçant l'inquiétude de la population vis-à-vis des retombées radioactives. Les techniciens luttaient toujours pour rétablir l'électricité à la centrale de Fukushima.

Le gouvernement a affirmé que le niveau de radioactivité présent dans la pluie, l'eau du robinet, ou dans certains aliments autour de la centrale endommagée par le séisme et le tsunami ne posait aucun risque pour la santé.

Mais les habitants des préfectures au sud de la centrale de Fukushima Daiichi (numéro 1) et du grand Tokyo - la plus grande mégapole du monde peuplée de 35 millions de personnes - restaient sur leurs gardes lundi, en raison d'un vent défavorable poussant vers le sud les émanations radioactives des réacteurs accidentés.

Sur la côte Pacifique du nord-est, dévastée par un énorme séisme de magnitude 9 et par un tsunami de plusieurs mètres de haut, les sauveteurs poursuivaient leurs efforts, malgré la pluie, pour tenter de retrouver des survivants, bien que les espoirs soient quasiment nuls dix jours après la catastrophe.

Plus de 8000 tués évoqués

Le bilan, toujours provisoire, est de plus de 21 500 tués et disparus, dont 8649 décès confirmés par la police.

«Nous ne pouvons pas faire voler d'hélicoptères sous la pluie. Nous avions prévu de poursuivre les recherches près des côtes mais avons dû annuler jusqu'à demain, voire plus tard», a dit Kiyohiro Tokairin, un responsable de la préfecture de Miyagi, la plus touchée par la catastrophe.

Pour les mêmes raisons, le Premier ministre Naoto Kan a dû annuler une visite dans la ville meurtrie d'Ishinomaki, où ont été miraculeusement retrouvés dimanche une femme de 80 ans et son petit- fils de 16 ans, après neuf jours passés sous les décombres.

M. Kan devait se rendre près de la centrale de Fukushima Daiichi, afin d'y rencontrer le personnel qui s'efforce depuis plus d'une semaine de reprendre le contrôle de six réacteurs nucléaires endommagés par une série d'explosions et d'incendies.

Suggestion lancée

Les soldats et les pompiers ont utilisé à nouveau lundi matin les canons à eau pour refroidir les réacteurs et éviter que des quantités importantes de radioactivité soient diffusées dans l'atmosphère.

Le réacteur 3 est le centre de toutes les attentions car il a été gravement endommagé par une explosion qui a détruit la partie supérieure du bâtiment, qui se trouve exposé à l'air libre. Il est en outre chargé de combustible MOX, un mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium dont les rejets sont particulièrement nocifs.

Les techniciens sur place dans la centrale tentaient toujours lundi de rétablir l'alimentation électrique sur les réacteurs qui permettrait de remettre en marche les pompes du système de refroidissement.

Un câble à haute tension a été connecté au réacteur 2, mais les équipements existants doivent être soigneusement testés avant de les alimenter en courant.

Mesure évoquée

La salle de contrôle de ce réacteur pourrait fonctionner en partie dès lundi, a annoncé un responsable de l'Agence de sûrete nucléaire.

Le gouvernement a annoncé que Fukushima Daiichi serait définitivement fermée après le règlement de la crise.

Selon le journal «Asahi Shimbun», l'opérateur privé Tokyo Electric Power (TEPCO) prévoit qu'il faudra une dizaine d'années avant de démanteler complètement la centrale, en raison du niveau élevé des radiations.

Sept secouristes de Fukushima ont déjà été exposés à des niveaux de radiations supérieurs à 100 millisieverts, le seuil à partir duquel augmente le risque de développer un cancer plus tard.

Mise en garde lancée

Un niveau d'iode radioactif plus de trois fois supérieur à la limite légale a par ailleurs été relevé lundi dans l'eau d'un village à 40 km de la centrale.

«Il n'y a pas d'effet immédiat pour la santé si l'eau est consommée sur une courte période», a déclaré un responsable du ministère de la Santé, Shogo Misawa. «Mais par précaution, nous recommandons aux habitants de s'abstenir de la boire», a-t-il encore ajouté.

A l'extérieur de la zone d'exclusion de 20 km autour de la centrale, des teneurs en substances radioactives ont déjà été relevées dans du lait, des épinards et d'autres végétaux.

Dans un rapport publié lundi, la Banque mondiale (BM) estime que la reconstruction pourrait durer cinq ans après le séisme et le tsunami récents au Japon.


(ats)