Crise nucléaire au Japon

17 mars 2011 11:00; Act: 17.03.2011 11:05 Print

Les étrangers fuient comme ils peuvent

Les billets d'avion se font rares alors que de nombreux pays conseillent à leurs ressortissants de quitter le Japon.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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Certaines entreprises louent des jets privés pour évacuer leurs cadres: la crise nucléaire nippone pourrait vite prendre des allures de sauve-qui-peut.

Face à l'incertitude sur l'évolution de la situation dans la centrale nucléaire de Fukushima, à 250 au nord de Tokyo, de nombreux étrangers, suivant les recommandations de leur gouvernement, ont décidé de quitter le Japon pour Hong Kong ou pour rentrer dans leur pays.

Le Département d'Etat américain a autorisé les familles de son personnel d'ambassade à quitter le pays si elles le souhaitent.

Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé que Paris mettait deux avions gouvernementaux à la disposition des Français souhaitant quitter le pays, qui s'ajoutent aux appareils supplémentaires affrétés par Air France.

Berlin a également recommandé à ses ressortissants de quitter Tokyo en direction d'Osaka, 400 km au sud-ouest de la capitale, «ou de quitter le pays en passant par Osaka».

Les places sont rares et chères

Résultat, les places se font rares et chères. Si Air France proposait jeudi sur son site internet un aller simple Tokyo-Paris à 686 euros, certains aller-simple vers Hong Kong ou Singapour atteignaient plus de 2.500 euros sur des sites internet.

La compagnie hongkongaise Cathay Pacific offrait également des tarifs spéciaux tandis que Vietnam Airlines va utiliser des avions plus gros sur les vols quittant le Japon, offrant par ailleurs de gros rabais aux Vietnamiens.

Les jets privés, malgré des tarifs très élevés, étaient également très prisés. «La demande est très, très forte», a confirmé Iris Riesen, directrice général de jet Aviation Hong Kong, qui reçoit de nombreux appels de sociétés voulant évacuer leurs cadres.

La société propose un appareil Gulfstream G550 capable d'embarquer 14 passagers, pour un voyage de 5 heures entre le Japon et Hong Kong facturé entre 90.000 et 140.000 dollars US (entre 64.000 et 100.000 euros).

Évacuation des familles

De nombreuses entreprises ont également commencé à évacuer leurs employés et leurs familles. La société d'informatique indienne L&T Infotech a affrété un avion spécial pour rapatrier ses 185 employés et leur famille.

Mais pour de nombreuses autres compagnies, peu habituées à ce genre de crise, la décision est difficile à prendre.

«Il n'y a pas de consignes claires. On ne va pas évacuer tout le monde, certains franco-japonais sont déjà partis», a expliqué à l'AFP un Français, cadre d'un groupe industriel français qui compte plusieurs centaines d'employés au Japon.

«On sent que le service des ressources humaines est embêté. On ne peut pas dire que les Français peuvent partir sans proposer aux autres de le faire aussi», a-t-il ajouté. «On n'est pas une entreprise habituée à travailler dans des pays à risque donc on ne sait pas faire. Il n'y a même pas de cellule de crise à Paris».

Le groupe a par ailleurs déjà demandé à ses employés de quitter aussi la Corée, plus proche voisin du Japon.

Quitter l'Asie?

Mais au-delà du Japon, même à 3.000 km de la centrale de Fukushima, comme à Hong Kong, d'autres expatriés songent tout simplement à quitter l'Asie.

«Je suis inquiète et j'envisage de partir», a indiqué à l'AFP Jeannette Hoch, Suédoise installée à Hong Kong. «Je sais que nous sommes loin de la centrale, mais je préfère être à l'abri plutôt que d'avoir des regrets».

(afp)