Libye

15 septembre 2011 21:52; Act: 15.09.2011 22:19 Print

Saadi Kadhafi, le playboy au train de vie délirant

Aujourd'hui réfugié au Niger, en résidence surveillée, le fils du dictateur déchu menait une vie de pacha entre drogue, prostituées, et shopping compulsif.

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Dur retour sur terre pour celui qui passait son temps à parcourir le monde et à flamber. Le troisième fils de l'ex-dirigeant libyen serait désormais coincé à Niamey. Les autorités locales ont assuré aux Etats-Unis qu'il était «sous bonne garde», et n’était pas autorisé à quitter le pays. Il était arrivé dimanche au Niger en provenance de Libye.

Ancien footballeur «peu doué», mais malgré tout recruté par des clubs prestigieux italiens, Saadi aurait brièvement dirigé une unité d'élite de l'armée libyenne. Mais le 3e fils de Mouammar Kadhafi, aujourd’hui âgé de 38 ans, est surtout connu pour son goût du luxe tapageur et ses manies sulfureuses.

Boulimique de sexe
Juste avant le déclenchement de la rébellion, il menait une vie de pacha à Londres, révèle le tabloïd «Sun», qui a obtenu le témoignage de son garde du corps anglais. Selon lui, la maison du trentenaire, dans le quartier huppé de Hampstead, accueillait des fêtes où alcool, cannabis et cocaïne circulaient à profusion. Le jeune homme était également un boulimique de sexe, commandant sur catalogue un nombre impressionnant de prostituées. «Mais parfois, leur tête ne lui revenait pas, alors ils les renvoyait. Elles étaient furieuses.» Ce goût des femmes n’empêchait pas l'héritier Kadhafi de disposer également d'un «majordome» âgé de 18 ans, qui le rejoignait dans sa chambre la nuit. Et avant de quitter l’Angleterre, en décembre dernier, Saadi aurait envoyé ses serviteurs faire des provisions de DVD pornos dans un sex-shop de Soho, le quartier gay de Londres. Des montagnes de films ont d’ailleurs été trouvés par les rebelles dans sa résidence de Tripoli, le mois dernier.

100'000 claqués en un jour
Le train de vie du playboy était proprement délirant. En une journée chez Harrod’s, un grand magasin de luxe, il était capable de dilapider l’équivalent de 100'000 francs. «Parfois sa carte de crédit était refusée, raconte le bodyguard. Ce qui était plutôt embarrassant. Mais il appelait aussitôt l'ambassade pour qu’elle remette de l'argent sur son compte.» C’était les seuls contacts qu’il entretenait avec les diplomates. «Pendant son séjour il n'a pas rencontré un seul politicien ou représentant libyen.»

(arg)