Affaire Kadhafi

19 juin 2010 10:30; Act: 19.06.2010 12:08 Print

La Suisse voulait exfiltrer les deux otages de Kadhafi

L'option d'une exfiltration militaire des deux otages suisses en Libye a vraisemblablement été examinée par Berne.

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C'est ce qui ressort des propos de Micheline Calmy-Rey dans la presse de samedi. La conseillère fédérale n'a cependant rien confirmé explicitement.

«Nous parlons ici d'une crise exceptionnelle», a déclaré la cheffe de la diplomatie suisse dans une interview aux quotidiens alémaniques «Tages-Anzeiger» et «Bund». «Réfléchir à des possibilités non-conventionnelles fait partie du processus», a-t- elle ajouté. «Nous devons toujours examiner toutes les options.»

«Si nous ne le faisions pas, on nous le reprocherait», a encore souligné la ministre. Plusieurs scénarios d'intervention militaire ont été évoqués dans la presse helvétique depuis jeudi. Mais personne n'a confirmé qu'une telle opération aurait bel et bien été concrétisée.

Micheline Calmy-Rey n'a pas voulu s'exprimer à ce sujet dans l'interview. Vendredi, le porte-parole du Conseil fédéral André Simonazzi a également refusé de commenter ces informations.

Le président de la sous-commission de gestion du Conseil des Etats Peter Briner (PLR/SH) a adopté le même profil. Revenant sur une information de la Radio alémanique DRS, il a répété samedi que la sous-commission se pencherait sur tous les aspects de cette affaire, y compris d'éventuels projets de libération par la force.

Le ministre des finances Hans-Rudolf Merz doit notamment être entendu par la sous-commission jeudi. Des auditions de membres de l'administration et de la diplomatie impliqués dans l'affaire sont prévues jusqu'en automne.

(ats)