Arrestation de Mladic

31 mai 2011 13:39; Act: 31.05.2011 14:20 Print

Le recours contre son extradition est rejeté

L'appel de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic contre son extradition vers le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye a été rejeté mardi.

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28.01 L'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, a refusé de témoigner mardi dans le procès de son alter ego politique, Radovan Karadzic, devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Goran Hadzic, le dernier fugitif réclamé par le Tribunal pénal international (TPIY) pour l'ex-Yougoslavie, arrêté mercredi en Serbie, a passé la plupart du temps de sa cavale en Russie. 20.07 Goran Hadzic, criminel de guerre en cavale recherché par le TPIY a été arrêté mercredi selon la télévision serbe. L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic, a comparu vendredi devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye. Le 31 mai 2011, ce convoi conduit Ratko Mladic à l'aéroport pour qu'il puisse être extradé à La Haye, devant le Tribunal pénal international. Ratko Mladic, inculpé de génocide par la justice internationale, a appelé samedi ses sympathisants «au calme» en disant qu'il ne voulait «pas de bain de sang» ni «d'émeutes» Voici la maison dans laquelle se cachait Ratko Mladic. L'épouse de Ratko Mladic, Bosiljka, et son fils Darko se sont rendus vendredi dans le bâtiment où est détenu l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, arrêté la veille. L'arrestation du criminel de guerre fait la Une de tous les journaux serbes. Voilà à quoi ressemblait Mladic lors de son arrestation. Les premières images de Ratko Mladic, au centre, arrêté jeudi 26 mai 2011. L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, a été arrêté «aujourd'hui (jeudi) tôt dans la matinée», a déclaré le président serbe, Boris Tadic. Le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie réclame depuis des années l'arrestation de Ratko Mladic pour son rôle pendant la guerre inter-communautaire en Bosnie (1992-1995). Il est inculpé notamment pour génocide pour son rôle dans le massacre de Srebrenica (Bosnie), où périrent 8000 hommes et adolescents musulmans bosniens, et pour le siège de Sarajevo. Goran Hadzic, 52 ans, est le dernier criminel de guerre des Balkans encore recherché par le TPI.

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Selon le vice-procureur serbe Bruno Vekaric, chargé des crimes de guerre, son appel a été rejeté par la justice serbe. Ratko Mladic sera transféré «le plus tôt possible» vers le tribunal de La Haye, a-t-il ajouté. C'est désormais au ministre serbe de la Justice de signer l'ordre d'extradition.

L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie a été autorisé en début de matinée à se rendre sur la tombe de sa fille, qui s'était suicidée en 1994, selon Bruno Vekaric. Il a été interpellé jeudi dernier dans un village situé au nord de Belgrade.

Agé de 69 ans, Ratko Mladic est inculpé par le TPIY pour génocide, complicité de génocide, persécutions, extermination, déportation, crimes contre l'humanité et violations des lois et coutumes de guerre pour des faits commis durant la guerre en Bosnie (1992-95). Il risque la prison à vie. Il est notamment mis en cause pour le massacre par ses troupes de 8'000 hommes et garçons musulmans dans l'enclave de Srebrenica en juillet 1995 et pour le siège de Sarajevo.

Sa fille, Ana, s'était suicidée en 1994 à l'âge de 23 ans avec l'arme de son père. A l'époque, les médias avaient affirmé qu'elle était dépressive en raison du rôle joué par son père dans le conflit. Mladic a toujours affirmé qu'elle avait été tuée par ses ennemis.

(ap)