Serbie

27 mai 2011 13:57; Act: 27.05.2011 14:22 Print

Mladic est transférable vers la Haye

Le Tribunal serbe pour les crimes de guerre à Belgrade a décidé que Ratko Mladic était «transférable» vers le Tribunal pénal international de La Haye.

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28.01 L'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, a refusé de témoigner mardi dans le procès de son alter ego politique, Radovan Karadzic, devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Goran Hadzic, le dernier fugitif réclamé par le Tribunal pénal international (TPIY) pour l'ex-Yougoslavie, arrêté mercredi en Serbie, a passé la plupart du temps de sa cavale en Russie. 20.07 Goran Hadzic, criminel de guerre en cavale recherché par le TPIY a été arrêté mercredi selon la télévision serbe. L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic, a comparu vendredi devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye. Le 31 mai 2011, ce convoi conduit Ratko Mladic à l'aéroport pour qu'il puisse être extradé à La Haye, devant le Tribunal pénal international. Ratko Mladic, inculpé de génocide par la justice internationale, a appelé samedi ses sympathisants «au calme» en disant qu'il ne voulait «pas de bain de sang» ni «d'émeutes» Voici la maison dans laquelle se cachait Ratko Mladic. L'épouse de Ratko Mladic, Bosiljka, et son fils Darko se sont rendus vendredi dans le bâtiment où est détenu l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, arrêté la veille. L'arrestation du criminel de guerre fait la Une de tous les journaux serbes. Voilà à quoi ressemblait Mladic lors de son arrestation. Les premières images de Ratko Mladic, au centre, arrêté jeudi 26 mai 2011. L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, a été arrêté «aujourd'hui (jeudi) tôt dans la matinée», a déclaré le président serbe, Boris Tadic. Le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie réclame depuis des années l'arrestation de Ratko Mladic pour son rôle pendant la guerre inter-communautaire en Bosnie (1992-1995). Il est inculpé notamment pour génocide pour son rôle dans le massacre de Srebrenica (Bosnie), où périrent 8000 hommes et adolescents musulmans bosniens, et pour le siège de Sarajevo. Goran Hadzic, 52 ans, est le dernier criminel de guerre des Balkans encore recherché par le TPI.

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Le Tribunal serbe pour les crimes de guerre à Belgrade a décidé que Ratko Mladic était «transférable» vers le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye, qui l'a inculpé de génocide et de crimes de guerre, a déclaré une juge vendredi à la presse.

L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic a nié les crimes de guerre pour lesquels il a été inculpé par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), a déclaré vendredi son fils Darko.

Devant la presse, Darko Mladic a confirmé que son père, 69 ans, avait eu deux attaques cérébrales. Depuis il est en partie paralysé de la main droite et parle difficilement et Darko Mladic a annoncé qu'il allait «demander son transfert à l'hôpital».

Le fils de Mladic a déclaré que son père niait être «coupable de ce dont il est accusé». Il a été inculpé par le TPIY de génocide pour le massacre de 8.000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica durant la guerre en Bosnie (1992-95).

Arrêté jeudi en Serbie après 16 ans de cavale, Mladic désormais affaibli et amaigri devait être entendu vendredi par la justice serbe. Il a déjà été entendu par un tribunal de Belgrade, mais son audition n'a pas pu se poursuivre jeudi soir à cause de sa santé fragile, a expliqué son avocat Milos Saljic. Le magistrat a tenté d'interroger Mladic, mais n'a pas pu car l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie n'était pas en mesure de communiquer, a expliqué Me Saljic.

Le procureur-adjoint Bruno Vekaric a reconnu que Mladic prenait beaucoup de médicaments, mais «répondait de manière rationnelle à ce qui se passe». «Ce qui est le plus important c'est que son identité a été établie. Tout dépend désormais de sa défense

L'avocat a également déclaré que Mladic ne reconnaissait pas le TPIY. «Il est conscient d'être en état d'arrestation, il sait où il se trouve et il a dit ne pas reconnaître le tribunal de La Haye», a précisé Me Saljic.

Le TPIY, par la voix de sa porte-parole Nerma Jelacic, a fait savoir que le tribunal était «tout à fait capable» de prendre en charge les suspects «qui pourraient souffrir de problèmes ou de complications de santé, qui pourraient avoir une influence sur le procès».

Manifestation des ultra-nationalistes dimanche

Le Parti radical (SRS, ultra-nationaliste) a convoqué pour dimanche soir une manifestation afin de protester contre l'arrestation de Ratko Mladic, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, a annoncé vendredi le parti sur son site internet.

La manifestation aura pour mot d'ordre «Stop à la trahison !» et se déroulera à partir de 19H00 (17H00 GMT) devant le bâtiment du Parlement serbe, dans le centre de Belgrade, a indiqué le SRS.

«L'arrestation honteuse du général Mladic et son extradition vers La Haye qui suivra figurent parmi les coups les plus forts portés aux intérêts nationaux serbes», a estimé le SRS dans son appel à manifester.

«Le régime de Boris Tadic a humilié la Serbie (...) La Serbie est aujourd'hui occupée et dirigée par Bruxelles et Washington. Nous appelons tous les citoyens à manifester contre cette trahison et montrer que Tadic (le président serbe Boris Tadic) ne représente pas la Serbie», ajoute le SRS dans son appel.

Le président de ce parti, Vojislav Seselj, est actuellement jugé par le TPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Bosnie et en Croatie dans la première moitié des années 90.

Ratko Mladic, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie pendant la guerre inter-communautaire de 1992-95, a été arrêté jeudi matin à Lazarevo, un village à 80 km au nord-est de Belgrade.

Il échappait à la justice internationale depuis seize ans.

L'arrestation de Radovan Karadzic, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, en juillet 2008 à Belgrade, avait donné lieu à des débordements et des violences dans la capitale serbe.


(ap)