Massacre en Norvège

04 mai 2012 13:27; Act: 04.05.2012 14:22 Print

Autopsies présentées à la salle en larmes

Les premiers rapports d'autopsie des 69 victimes de la fusillade d'Utoeya en Norvège ont été présentés au tribunal d'Oslo au douzième jour du procès du tueur Anders Behring Breivik.

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21.04.16 Bjorn Ihler, survivant de la tuerie d'Utoya, a surpris les internautes en applaudissant la décision de la justice de norvégienne, qui a donné raison à Breivik. Ce dernier dénonçait le traitement «inhumain» dont il était victime dans sa prison. 30.09 Dans une lettre adressée à des médias norvégiens et suédois, Anders Behring Breivik menace d'arrêter de s'alimenter si ses conditions de détention ne s'améliorent pas. 24.08 Anders Behring Breivik a été condamné vendredi à 21 ans de prison, une peine qui peut être prolongée, la peine maximale, pour avoir tué, en juillet 2011, 77 personnes en Norvège. L'homme était souriant dans la salle du tribunal. A l'unanimité, le tribunal d'Oslo a jugé responsable de ses actes l'extrémiste de droite, 33 ans, écartant l'une des deux expertises psychiatriques qui l'estimait atteint de «schizophrénie paranoïde». La peine de prison est assortie d'un minimum de 10 ans, ce qui signifie que Breivik ne pourra pas déposer de demande de libération conditionnelle pendant cette période. L'accusé, costume noir, chemise blanche et cravate grise, a effectué son salut d'extrême droite à son entrée dans le tribunal. Puis il a écouté avec le sourire aux lèvres ce verdict prononcé par la juge Wenche Elizabeth Artnzen. 24.08 Le fourgon transportant le tueur d'Oslo, Anders Behring Breivik, sur le chemin du tribunal. L'arsenal du tueur fou d'Oslo. 14.08 Le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg est en position délicate après la publication du rapport sur le massacre de l'été 2011 perpétré par l'extrêmiste de droite Anders Breivik. Les médias demandent sa démission. 21.06 Le réquisitoire du Parquet Breivik a débuté jeudi au tribunal d'Oslo. 07.06 Qu'il soit pénalement responsable ou non, Anders Behring Breivik séjournera en prison. 04.06 Un des cinq juges chargés de juger Anders Behring Breivik s'est fait pincer en train de jouer au solitaire durant le procès. 24.05 Breivik a affirmé qu'il ne ferait pas appel s'il était reconnu pénalement responsable. 23.05 une jeune rescapée de la fusillade d'Utoeya a raconté avec des mots poignants mercredi devant la justice à Oslo comment un ami s'était sacrifié pour la protéger d'Anders Behring Breivik l'été dernier. 15.05.2012 Un homme a tenté de s'immoler par le feu devant le tribunal d'Oslo où se déroule le procès d'Anders Behring Breivik. «L'homme a traversé la rue et s'est mis le feu», a déclaré Kjell Jan Kvarme, chef des opérations sur place. «Les policiers lui ont arraché ses vêtements et ont éteint le feu.» 11.05.2012 Le frère d'une victime jette une chaussure sur Breivik durant le procès. En même temps, il s'est exclamé: «Va en enfer. Toi, le tueur.» L'homme, d'origine étrangère, a été rapidement maîtrisé par le service d'ordre et vigoureusement escorté vers la sortie alors qu'il continuait de crier en anglais «va en enfer». Anders Behring Breivik hurlait de joie en tirant sur les jeunes rassemblés sur l'île d'Utoya, a affirmé le 9 mai une rescapée de la fusillade d'Utoya. Un vigile et le capitaine d'un ferry faisant la navette entre le continent et Utoya ont relaté le 3 mai comment Anders Behring Breivik, déguisé en policier, les avait dupés le 22 juillet 2011 pour pouvoir se rendre sur l'île où il allait commettre un carnage. Son équipement a été passé en revue devant le tribunal, notamment son faux badge de police... son faux uniforme... Breivik a utilisé un pistolet muni d'un laser pour tuer ses victimes... Sur la crosse de son arme, il avait gravé le nom du marteau du dieu Thor en runes nordiques... Les noms des armes que Breivik a utilisées pour les combats font tous référence à l'univers de la mythologie nordique. «J'ai appelé mon fusil Gungnir. C'est le nom donné à la lance magique du dieu Odin, qui revient après avoir été lancée. Quant au fusil à pompe, je l'ai appelé Mjöllnir. C'est le marteau à manche court de Thor, le dieu de la guerre», a-t-il déclaré. Breivik avait à la fois des munitions et du chocolat dans la valise qu'il avait apporté sur Utøya. La police a expliqué que Breivik avait été arrêté à cet endroit précisément. Cette photo a été prise sur l'île par un policier. Celles-ci peu après... Dans son équipement, Breivik avait pris un iPod pour mieux se concentrer. Quelque 40'000 personnes ont entonné jeudi la chanson pour enfants «Enfants de l'arc-en-ciel» de Lillebjoern Nilsen haïe par Anders Breivik devant le tribunal d'Oslo. Eivind Dahl Thoresen, étudiant en droit de 26 ans, aura été le premier témoin survivant a se confronter en face à face avec Breivik dans ce procès. Son témoignage a renversé la salle. Tout le monde, procureurs et journaliste inclus, était en larme. Sauf Breivik. Le jeune homme a survécu à de multiples blessures lors de l'attentat d'Oslo. Il se déplace toujours grâce à des béquilles neuf mois après les faits. En larme, Eivind Dahl Thoresen a raconté son épreuve, comment il a été transporté en catastrophe à l'hôpital et comment les médecins lui enlèvement encore régulièrement des débris toujours enfoncés dans son corps depuis l'explosion. Au moindre bruit un peu fort, il panique. Retrouvez l'itinéraire du tueur sur cette carte. 24.04 Au septième jour du procès, le policier responsable des opérations de secours est appelé à la barre. Le matin même, c'est un membre de la garde du quartier gouvernemental, Tor-Inge Kristoffersen, qui est venu témoigner à la barre. Le 22 juillet, l'homme a suivi l'explosion par caméra interposée, et a perdu des collègues. Puis ce fut au tour d'un spécialiste des bombes, au chef d'escouade de la police criminelle et à un technicien de prendre la parole. Les effets de la bombe ont été passés au crible. L'expert en explosifs a décrypté les dommages causés par la bombe. Des images défilent devant l'audience... ...notamment une reconstitution de l'explosion. L'effet de la bombe a également été testé sur une voiture. Breivik écoute avec attention l'analyse de l' ingénieur du ministère norvégien de la Défense spécialisé dans les explosifs, Svein Olav Christensen. «La charge principale est facile à fabriquer, a expliqué l'expert. Mais le détonateur est plus difficile». Faite à base d'engrais, de diesel et d'aluminium, la bombe de 950 kg a fait huit morts et des dizaines de blessés parmi les passants et les employés des ministères. 23.04 La procureur publique Bejer Engh, à droite, parle avec deux des quatre experts psychiatriques (Terje Toerissen à gauche et Agnar Aspaas au milieu) durant le 6e jour de procès d'Anders Behring Breivik. 23.04.2012 - Au 6e jour de son procès, Anders Behring Breivik a présenté ses excuses pour ses victimes sans appartenance politique, refusant toutefois de faire de même auprès des proches des adolescents tués sur l'île d'Utoeya. De sa voix invariablement calme et détachée, l'extrémiste de droite de 33 ans a comparé son sort à celui des familles endeuillées par son carnage, estimant avoir lui aussi «absolument tout perdu» le 22 juillet 2011. «Il n'est pas souhaitable de s'en prendre à des personnes âgées de moins de 18 ans (...) mais dans la pratique, il était impossible de faire la différence», a-t-il estimé. Poursuivant ses explications sur la tuerie d'Utoeya, Breivik a détaillé comment il avait épargné la vie de deux participants du camp d'été, l'un de 10 ans --dont il venait d'abattre le père-- et jugé trop jeune et l'autre parce qu'«il ne ressemblait pas à un marxiste». «Le referais-je en sachant que 40% (des victimes, ndlr) avaient moins de 18 ans? Oui, je le referais», a-t-il ajouté. Breivik a refait son salut à son entrée au tribunal d'Oslo lors de la troisième journée de son procès. Anders Breivik est ici en compagnie de l'un de ses avocats, Geir Lippestad, lors du cinquième jour de son procès. Breivik a pris place depuis mardi matin dans le fauteuil des témoins. Ali Esbati, survivant de l'île d'Utoya: «Sa vision du monde est cohérente même si elle est très particulière. Le fait qu'il ait modéré un peu ses propos les fait malheureusement ressembler davantage à beaucoup de choses qu'on trouve sur des blogs et dans des livres.» Le début de la deuxième journée du procès de Breivik a été marquée par un coup de théâtre. Un des trois citoyens norvégiens désignés pour assister les deux juges professionnels dans le procès d'Anders Behring Breivik a réclamé la peine de mort contre l'accusé dans un commentaire publié sur le site d'un journal après les attentats. La défense demande qu'il soit récusé. Ce juge est Thomas Indredø. Agé de 33 ans, il travaille comme réceptionniste dans une société qui loue des bureaux. Il a écrit «Dødsstraff er det eneste rettferdige i denne saken!!!!!!!!!!» («La peine de mort est la seule solution juste dans cette affaire!!!!!!!!!!») sur le site du tabloïd «VG», au lendemain du double attentat ayant fait 77 morts, selon la revue antiraciste «Vepsen». La photo du compte Facebook correspond bien au visage du juge adjoint incriminé. Une nouvelle que Breivik a accueillie avec un certain sourire... Le juge a finalement été récusé. La cour comprend qu'au lendemain des événements, sous le choc, Thomas Indredø ait pu s'exprimer ainsi. Elle préfère toutefois le suspendre afin qu'il n'y ait aucun doute possible sur l'impartialité des juges. Thomas Indredø sera remplacé par Anne Elisabeth Wisloeff... A son arrivée mardi 17 avril, Breivik a de nouveau exécuté son salut.... Anders Behring Breivik est entré lundi 16 avril 2012 dans la salle 250 du tribunal d'Oslo, adressant un salut d'extrême droite peu après s'être fait retirer ses menottes. Une fois libéré de ses menottes, le terroriste a souri... Ensuite, il a tendu le bras droit, poing serré. Un salut qui, explique-t-il dans son manifeste, représente «la force, l'honneur et le défi aux tyrans marxistes en Europe». Breivik garde la tête baissée pendant l'annonce des noms des victimes. Peu avant midi, Breivik a craqué et s'est mis à pleurer en voyant son film de propagande diffusé au tribunal d'Oslo au 1er jour de son procès. Lundi après-midi, à la reprise du procès, Breivik semblait plutôt heureux... Photos à l'appui, la cour fait l'inventaire (casque, armes, combinaison, etc.) du contenu de la voiture que Breivik a prise pour se rendre sur l'île d'Utoya. Le procureur montre ensuite une reconstitution de l'attaque d'Utoya qui fait état de toutes les actions de Breivik à partir du moment où il a posé le pied sur l'île. Il annonce ainsi le nom des victimes de façon chronologique. Au total, Breivik a tué 69 personnes sur l'île et en a blessé 33 autres.

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Le tribunal d'Oslo s'est vu présenter vendredi les premiers rapports d'autopsie des 69 victimes de la fusillade d'Utoeya, une audience marquée par des effusions de larmes contrastant avec le calme imperturbable du tueur Anders Behring Breivik.

Au 12e jour du procès de l'extrémiste de droite, la Cour a entendu la description très clinique par un médecin légiste des causes de la mort des neuf premières victimes puis un descriptif beaucoup plus intime, photo à l'appui, de ces personnes.

Tués par balle

Sur les 69 personnes tuées sur Utoeya le 22 juillet 2011, 67 ont péri par balles et les deux autres d'une chute ou par noyade, a expliqué Torleiv Ole Rognum de l'Institut norvégien de la santé.

La plupart ont été atteintes de deux ou trois balles --mais jusqu'à huit impacts ont été relevés sur un corps-- et pas moins de 56 ont été touchées à la tête, a-t-il dit, preuve que Breivik achevait méthodiquement ses victimes.

Des avocats des parties civiles ont visiblement lutté pour contenir leurs larmes en dressant le portrait des victimes décrites, pour l'un, comme «le meilleur papa au monde» ou, pour l'autre, comme une jeune fille pétillante «à la joie et au rire contagieux».

Effusion

La séance a donné lieu à une effusion de sentiments dans le public où s'étaient rassemblés plusieurs proches des victimes: certains sanglotaient, d'autres s'enlaçaient, d'autres encore quittaient le prétoire.

Rare personne à ne pas montrer d'émotions, Breivik a, quant à lui, regardé avec un apparent détachement, dans un classeur posé devant lui, les photos des victimes telles que retrouvées sur Utoeya ou encore le médecin légiste montrer sur un mannequin comment les balles avaient traversé chaque corps.

Toute la semaine prochaine devrait encore être consacrée à la présentation des rapports d'autopsie, tant la liste des victimes est longue.

Avant la fusillade d'Utoeya, Breivik avait fait exploser une bombe près du siège du gouvernement norvégien, faisant huit autres victimes.

Attaque préventive

S'il reconnaît les faits, l'extrémiste de 33 ans plaide non coupable, qualifiant son geste d'attaques préventives contre les traîtres à la patrie« coupables à ses yeux de livrer la Norvège au multiculturalisme et à »l'invasion musulmane".

S'il est déclaré pénalement irresponsable, l'accusé risque l'internement psychiatrique à vie. Responsable, il encourt 21 ans de prison, une peine qui pourrait être prolongée aussi longtemps qu'il sera jugé dangereux.

En dernier ressort, il reviendra aux juges de trancher la question de sa santé mentale dans leur verdict, attendu en juillet.

(afp)