Conflit en russo-géorgien

02 décembre 2008 11:19; Act: 02.12.2008 11:23 Print

L'UE lance officiellement la mission d'enquête

Les pays de l'Union européenne ont officiellement lancé mardi une mission d'enquête sur les causes du conflit russo-géorgien d'août.

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Elle sera dirigée par la diplomate suisse Heidi Tagliavini, représentante spéciale de l'ONU en Géorgie de 2002 à 2006.

Les pays de l'UE ont donné leur feu vert définitif à cette mission - déjà approuvée au niveau des ambassadeurs de l'UE - via leurs ministres des Finances réunis mardi à Bruxelles, a indiqué une porte-parole de la présidence française de l'UE.

Mme Tagliavini, mise à disposition par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), devra choisir une dizaine de collaborateurs pour cette enquête, parmi des «experts reconnus», «juristes, historiens, militaires, et experts des droits de l'Homme», selon le texte approuvé sans discussion par les ministres.

L'objectif de la mission sera «d'enquêter sur les origines et sur le déroulement du conflit en Géorgie». «Le champ d'investigation, tant géographique que temporel, sera suffisamment large pour pouvoir déterminer l'ensemble des causes «possibles», précise le document.

Jusqu'à fin juillet 2009

La mission compte sur le soutien de la Russie, dont la bonne volonté sera nécessaire pour accéder aux régions séparatistes pro- russes d'Abkhazie et d'Ossétie du sud, à l'origine du conflit.

Moscou a reconnu l'indépendance de ces régions le 26 août, au grand dam des Occidentaux, et a interdit jusqu'ici leur accès aux observateurs internationaux.

«Les Russes avaient dit qu'ils étaient favorables à ce type d'enquêtes, on espère que cela va se traduire par un soutien effectif aux travaux de cette mission», a souligné la porte-parole de la présidence française.

La mission devrait terminer ses travaux le 31 juillet 2009, mais pourrait être prolongée si besoin. Mme Tagliavini présentera ensuite son rapport «aux parties du conflit, au Conseil (des ministres européens), à l'OSCE (l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) et à l'ONU».

(ats)