NSA à Genève

30 octobre 2013 14:39; Act: 30.10.2013 14:55 Print

Ueli Maurer: pas question de céder à l'«hystérie»

Pas question de «céder à l'hystérie, comme les autres,» face à l'affaire des écoutes menées par les services de renseignements américains.

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Ueli Maurer a relativisé mercredi l'émoi suscité par les révélations qui se succèdent. «La Suisse est espionnée et continuera de l'être à l'avenir», a-t-il lancé devant la presse.

Le président de la Confédération a subi un feu de questions sur les agissements de l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA), au terme de la séance du Conseil fédéral. Les services de renseignements helvétiques ont constaté depuis des années une augmentation des activités d'espionnage sur notre territoire, a souligné Ueli Maurer.

Pour lui, il n'y a rien de surprenant à cette évolution, liée aussi aux développements technologiques. Le Conseil fédéral est déjà intervenu en juin auprès des Etats-Unis pour exiger des explications. Le 20 septembre, il a condamné toute activité de renseignement sur sol helvétique, quels qu'en soient les auteurs.

Pas de collaboration

Actuellement, des clarifications sont en cours. Le gouvernement tranchera le moment venu: «nous n'allons pas nous faire dicter l'agenda par des médias ou par des parlementaires en colère», a affirmé le chef du Département de la défense, en réponse aux demandes de réaction.

A la question de savoir s'il allait convoquer l'ambassadeur des Etats-Unis et se fendre d'une note de protestation, Ueli Maurer a répondu: «je ne confirme ni ne démens».

La Suisse ne collabore pas avec la NSA, ni ne transmet des données concernant des politiciens, a-t-il répété encore une fois. La collaboration avec les services secrets américains se limite à la lutte contre le terrorisme, d'après lui.

(ats)