Tunisie

01 février 2011 22:04; Act: 01.02.2011 22:07 Print

La révolution a fait 219 morts et 510 blessés

Le gouvernement tunisien de transition s'est penché mardi sur la situation sécuritaire dans le pays, où les incidents se multiplient.

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07.04.2015 La région de Kasserine, frontalière de l'Algérie, est le théâtre de heurts armés réguliers entre des jihadistes et les forces tunisiennes. Mardi, trois soldats tunisiens y ont été tués et six autres blessés dans une embuscade. 08.06 Des opposants au régime sont descendus dans la rue pour protester. 28.07 Plus de 10'000 personnes ont participé à un sit-in nocturne sur la place de Bardo, ville proche de Tunis. 16.04 L'ancien président tunisien Ben Ali a été condamné à cinq ans de prison. 27.10 Le parlement européen a décerné le prix Sakharov au Printemps arabe. Il a rendu hommage à Mohamed Bouazizi qui avait lancé la révolte tunisienne en s'immolant. 12.10 L'organisation tunisienne contre la torture a dénoncé, mercredi, la poursuite, après la révolution, de la pratique de la torture par les forces de l'ordre. 14.06 Le procès du président tunisien déchu, Zine el Abidine Ben Ali commencera le 20 juin. Il sera jugé par contumace car l'Arabie Saoudite refuse de l'extrader. Les jeunes Tunisiens sont particulièrement touchés par la pauvreté: 69% d'entre eux sont sans emploi. 12.05 Les autorités tunisiennes ont décidé mercredi de déférer devant un tribunal militaire le président déchu Zine Ben Ali, a annoncé l'agence officielle TAP. 11.04 L'un des frères de l'ex-présisent tunisien Zine El Abidine Ben Ali, Slah Ben Ali, a été arrêté dimanche à Sousse, à 150 km au sud de Tunis. 23.03 Quelque 400 à 500 personnes ont manifesté mercredi devant l'ambassade de Suisse à Tunis pour réclamer la restitution des fonds de Ben Ali. Le président tunisien par intérim Foued Mebazaa a annoncé la nomination de Béji Caïd Essebsi... ... au poste de 1er ministre pour succéder à Ghannouchi démissionnaire. Le premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi, dont les manifestants réclamaient le départ, a annoncé dimanche 26 février sa démission. «Je ne serai pas le Premier ministre de la répression», a-t-il déclaré. Il avait pris les rênes d'un gouvernement de transition après l'éviction le 14 janvier du président Zine El Abidine ben Ali. Trois personnes sont mortes dans les affrontements samedi 26 février entre manifestants et forces de l'ordre en plein centre de Tunis. Les manifestants sont toujours en colère contre le gouvernement provisoire malgré le départ de Ben Ali en janvier dernier. En Algérie, la police cerne les manifestants le 19 février. Un important dispositif était déployé Place du 1er-Mai dans le centre d'Alger. Des manifestants tunisiens bravent le couvre-feu lundi 24 janvier. Manifestation anti-gouvernementale dans le centre de Tunis, dimanche 23 janvier 2011. Manifestation dans les rues de Tunis contre le nouveau gouvernement, samedi 22 janvier 2011. Leila Trabelsi (à droite) l'épouse du président déchu Ben Ali avec sa fille (ici en 2007) serait à l'origine du retrait d'or à la Banque de Tunisie. Le 14 janvier 2011, le premier ministre Mohammed Ghannouchi a annoncé à la télévision qu'il assurait l'intérim de la présidence. Le président Ben Ali a fui le pays. Dans la journée de vendredi... ...au lendemain du discours d'appaisement de Ben Ali... ...une foule importante est descendue dans la rue... .. pour demander le départ du président tunisien. Manifestation devant le Ministère de l'intérieur à Tunis vendredi 14 janvier 2011 Si la police est au coeur de la polémique accusée de tirer à balles réelles, l'armée n'est pas dans le collimateur des manifestants. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. A Paris et Marseille, les manifestants soutiennent les émeutiers et demandent la démission du président Ben Ali. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles.

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L'ONU a pour sa part annoncé un bilan de 219 morts et 510 blessés durant les troubles qui ont fait tomber le régime Ben Ali le 14 janvier.

Deux cents dix-neuf personnes sont mortes, dont 72 dans les prisons, a indiqué à Tunis Bacre Ndiaye, le chef d'une mission du Haut Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU à l'issue de cinq jours de visite de terrain. Ces données sont «provisoires», a précisé M. Ndiaye.

Le gouvernement de transition, qui se réunissait pour la première fois mardi depuis son remaniement le 27 janvier, a donné son accord pour l'adhésion de la Tunisie à la convention internationale contre la torture et à trois autres protocoles relatifs aux droits de l'homme.

Le gouvernement de Mohamed Ghanouchi s'est félicité de l'»amélioration de la situation sécuritaire mardi» dans le pays. Taieb Baccouche a précisé que le gouvernement saluait l'armée et les forces de l'ordre pour leur travail qui «préserve les acquis du peuple, les institutions de l'Etat et la sécurité des citoyens».

Le gouvernement n'a toutefois pas annoncé la levée du couvre-feu en vigueur depuis le 13 janvier, veille de la fuite du président Ben Ali à l'étranger. Il a enfin lancé un appel à la population pour qu'elle retourne «au travail».

Situation tendue à Kasserine

Les plus inquiétants se sont déroulés lundi à Kasserine, principale ville du centre où la sous-préfecture a été pillée et saccagée par des centaines de jeunes. Un lycée, un local associatif et un cabinet de médecin auraient également été attaqués, sans que les forces de l'ordre n'interviennent.

Mardi, la situation restait tendue. Très peu d'enfants se sont rendus à l'école ou au lycée, et quelques rares boutiques étaient ouvertes. Deux syndicalistes ont indiqué que la police était totalement absente de la ville, tandis que des blindés de l'armée étaient stationnés près des bâtiments officiels.

Dans la matinée, un millier de personnes manifestaient dans le centre-ville, dénonçant une situation «chaotique» et réclamant la «punition» des «malfaiteurs» qui se sont livrés lundi à des pillages et saccages. L'armée a dispersé les manifestants.

Ecoles et synagogue attaquées

A Carthage, banlieue aisée de Tunis, des bandes de jeunes s'en sont pris mardi à deux écoles, terrorisant les élèves, rapportent des témoins. L'armée tunisienne a procédé à des tirs de sommation pour les disperser. Personne ne semble avoir été blessé dans ces incidents.

Sur le littoral sud du pays, c'est dans la communauté juive que l'émoi grandissait. Lundi soir, la synagogue d'El Hamma, près de Gabès a été incendiée par des inconnus, ont indiqué plusieurs responsables de cette communauté, qui ont demandé une protection accrue aux autorités.

Les policiers débrayent

La gouvernement doit aussi faire face à une grogne des fonctionnaires et aux revendications des policiers. Des agents ont débrayé lundi à Kairouan, Bizerte et Sousse pour revendiquer un syndicat et de meilleures conditions de travail. Selon une source policière, ils devaient reprendre le travail mardi après avoir reçu l'assurance d'une augmentation générale de 140 dinars (environ 95 francs).

Par ailleurs, un nouveau syndicat a vu le jour, ouvrant la voie à une pluralité dans ce domaine. La «Confédération générale tunisienne du travail» (CGTT) a été créée par Habib Guiza, ancien cadre de la puissante Union générale des travailleurs de Tunisie (UGTT). M. Guiza demandait depuis des années une autorisation pour créer son propre syndicat.

Grenades lacrymogènes françaises

En France, la justice a saisi un avion privé appartenant à la famille de Ben Ali mardi matin à l'aéroport du Bourget près de Paris, ont indiqué des sources proches du dossier.

Dans un dossier plus embarrassant, le gouvernement français a dû reconnaître mardi qu'il avait bien donné son accord le 12 janvier pour des livraisons de grenades lacrymogènes à la Tunisie. A cette période, la répression des manifestations contre le régime de Zine ben Ali durait depuis presque un mois.

(ats)