Bahreïn

18 février 2011 09:09; Act: 18.02.2011 17:26 Print

Cortège funéraire monstre pour les manifestants tués

Des milliers de personnes participaient vendredi aux obsèques des deux chiites tués dans un raid des forces de sécurité la veille.

Voir le diaporama en grand »
31.03 Les arrestations d'opposants et de blogueurs se sont multipliées ces derniers jours à Bahreïn, où plus de 300 personnes ont été placées en détention. Ici des maisons d'opposants visitées par la police. Les autorités bahreïnies ont annoncé vendredi 18 mars, avoir détruit le monument qui se trouve sur la place de la Perle à Manama, épicentre de la contestation violemment réprimée par les forces gouvernementales. Officiellement le monument, symbole de la révolte contre le régime, a été détruit pour faciliter le trafic routier. Six personnalités de l'aile dure de l'opposition à Bahreïn ont été arrêtées dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l'opposition. Dans le petit royaume de Bahreïn dans le Golfe, les forces de sécurité ont violemment délogé les manifestants qui campaient depuis près d'un mois sur la place de La Perle à Manama pour réclamer des réformes. Des centaines de policiers de la force anti-émeutes ont lancé des dizaines de grenades lacrymogènes et tiré au fusil de chasse. Trois manifestants ont été tués, a indiqué l'opposition. Deux policiers sont morts après avoir été renversés par des véhicules de manifestants, selon les autorités. Des centaines de policiers de la force anti-émeutes à Bahrein ont pris, mercredi 16 mars, le contrôle de la place de la Perle... ... à Manama après un assaut contre les manifestants à majorité chiites. Mardi 15 mars, le régime a fait appel à des militaires saoudiens pour mater la révolte. Les forces sécuritaires ont tiré sur les manifestants le 19 février à Bahreïn. L'armée bahreïnie s'est retirée samedi de la place de la Perle dans le centre de Manama, une des conditions exigées par l'opposition pour entamer un dialogue politique. Des milliers de personnes participaient vendredi aux obsèques des deux chiites tués dans un raid des forces de sécurité la veille. Au total, cinq personnes ont été tuées depuis le début de la contestation lundi selon des sources officielles. Des chars et des blindés ont été déployés dans la capitale Manama. Les événements politiques qui touchent Bahrein posent la question de l'organisation de la première manche du championnat du monde de F1 le 13 mars prochain. La police de Bahreïn a démantelé par la force dans la nuit de mercredi à jeudi... ... réclamant des changements politiques dans le royaume. Le ministère de l'Intérieur a écrit sur Twitter que les forces de sécurité avaient «vidé la place de la Perle» à Manama et qu'une grande avenue de la capitale était partiellement fermée. On dénombrerait au moins trois morts. La place où campaient les manifestants était encore occupé dans la nuit de mercredi à jeudi 17 février. Mercredi 16 février les manifestants ont enterré les premières victimes de la répression. Des manifestants chiites ont passé la nuit de mardi à mercredi installés sous des tentes à Manama, la capitale de Bahreïn. Ils exigent des changements dans le royaume dans le cadre d'une mobilisation inspirée par les révolutions en Tunisie et en Egypte. Les manifestations ont déjà fait 2 morts. Les premières manifestations importantes dans le pays ont eu lieu le 14 février... ... , quelques jours après la chute du régime de Hosni Moubarak en Egypte.

Sur ce sujet
Une faute?

Suivant deux véhicules sur lesquels reposaient les corps de Ali Khodeir, 53 ans, et de Mahmoub Mekki, 23 ans, enveloppés du drapeau national, la procession avançait à Sitra, un village chiite, en scandant des slogans patriotiques: «Ni chiites, ni sunnites. Unité nationale» ou «Sunnites et chiites sont frères», selon des témoins.

Certains scandaient également «Le peuple veut la chute du régime» et «les privilèges vont aux forces anti-émeutes et le peuple reçoit les balles».

Bahreïn, un petit archipel du Golfe, est gouverné par une dynastie sunnite mais sa population est majoritairement chiite.

Les deux hommes ont été tués dans un raid lancé par les forces de sécurité jeudi avant l'aube contre des centaines de protestataires qui campaient sur la place de la Perle à Manama pour revendiquer des réformes politiques.

Le raid a fait trois morts et près de 200 blessés selon les autorités, quatre morts selon l'opposition chiite.

Au total, cinq personnes ont été tuées depuis le début de la contestation lundi selon des sources officielles.

Un troisième chiite tué devait être inhumé plus tard dans la journée à Sitra et un quatrième dans un autre village chiite, selon un porte-parole du principal mouvement de l'opposition chiite, Matar Ibrahim Matar.

Un hélicoptère du ministère de l'Intérieur survolait Sitra mais aucune présence policière n'était visible autour de la procession, ont indiqué des participants aux funérailles.

Les manifestants revendiquent notamment une monarchie constitutionnelle et un gouvernement élu dans ce petit royaume du Golfe.

(afp)