Crise en Libye

29 mai 2011 12:18; Act: 29.05.2011 16:52 Print

La rébellion fête ses 100 jours

En Libye, la rébellion célèbre ce week-end ses 100 jours. Elle a répété que le départ de Mouammar Kadhafi était la condition à toute sortie de crise. Mais le colonel est bien décidé à ne rien lâcher.

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La rébellion libyenne, qui célèbre ses 100 jours, répète que le départ de Mouammar Kadhafi est la condition préalable à toute sortie de crise. Le président sud-africain Joakob Zuma est attendu à Tripoli pour présenter au dirigeant contesté «une stratégie de sortie».

«Cela fait 100 jours depuis le début de cette révolution bénie, nous voyons des victoires émerger sur le plan national et international», s'est félicité samedi soir dans un communiqué le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil.

«Nous devons célébrer ce que nos fils héroïques ont accompli à Misrata et dans les montagnes du Nefoussa», a-t-il déclaré. Ces deux enclaves de l'opposition sont situées à l'est et au sud-ouest de Tripoli et résistent depuis des semaines aux troupes du régime.

«De même, a-t-il ajouté, (nous devons) applaudir le large soutien international pour notre révolution», a-t-il ajouté. Un mois après le début du soulèvement, une coalition internationale, intervenant sur mandat de l'ONU, lançait une campagne de frappes aériennes, toujours en cours, contre le régime de Kadhafi.

Issue diplomatique

Mais l'opération militaire semblant s'installer dans la durée - le colonel Kadhafi étant bien décidé à ne pas lâcher le pouvoir qu'il tient depuis près de 42 ans -, l'issue paraît désormais se trouver sur le terrain diplomatique.

Le président sud-africain Jacob Zuma doit rencontrer lundi Mouammar Kadhafi pour discuter avec lui d'une stratégie qui lui permettrait de quitter le pouvoir. Pour Tripoli, aucune médiation n'est possible hormis celle menée par l'Union africaine. L'UA a déjà présenté une «feuille de route», acceptée par le régime mais balayée d'un revers de la main par le CNT.

De même, l'éventuelle conciliation proposée vendredi par Moscou a été strictement refusée par Tripoli, qui a affirmé que le régime n'»acceptera aucune médiation qui marginalise le plan de paix de l'Union africaine».

(ats)