Syrie

20 décembre 2011 06:35; Act: 20.12.2011 06:51 Print

Les violences de lundi ont fait une centaine de morts

Plus de cent personnes ont été tuées lundi en Syrie dans des violences qui n'ont pas faibli, en dépit de l'accord formel de Damas à la venue d'observateurs arabes.

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Entre 60 et 70 déserteurs de l'armée ont été tués alors qu'ils tentaient de fuir leurs postes dans les localités de Kansafra et Kafr Awid, dans la province d'Idleb (nord-ouest), a annoncé lundi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Cette ONG avait fait état plus tôt de la mort de trois soldats de l'armée régulière dans des affrontements avec des déserteurs à Kansafra.

Les affrontements sanglants entre l'armée régulière et les déserteurs se sont multipliés ces dernières semaines, notamment à Idleb, Homs (centre) et Deraa (sud), hauts lieux de la contestation contre le régime de Bachar al-Assad réprimée dans le sang depuis plus de neuf mois.

Civils tués

En outre, 40 civils ont été tués par les forces gouvernementales. Treize personnes ont péri dans la province de Homs, 11 dans la province de Deraa, neuf dans la province d'Idleb, trois dans la province de Deir Ezzor et un tué sous la torture à Hama (centre), selon l'OSDH.

A Damas, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants dans le quartier historique de Midane, tuant trois personnes, selon la même source.

Dans un communiqué, les Comités locaux de coordination (LCC, qui chapeautent les manifestations sur le terrain) ont annoncé que 937 civils, dont 60 enfants, ont été tués par les forces gouvernementales en un peu plus d'un mois.

Damas accepte des observateurs

Ces nouvelles violences surviennent alors que le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal al-Maqdad a signé au Caire un document autorisant la venue d'observateurs, dans le cadre d'un plan de sortie de crise mis au point par la Ligue arabe, que Damas avait déjà accepté «sans réserves» sans jamais pour autant l'appliquer.

La France a réclamé aussitôt que les observateurs arabes puissent remplir leur mission «le plus rapidement possible sur le terrain». Washington a de son côté douté de la volonté réelle de la Syrie d'admettre des observateurs sur son sol, demandant à «voir des actes».

A Tunis, Burhan Ghalioun, chef du Conseil national syrien (CNS) qui regroupe la majorité des courants de l'opposition a estimé que les déclarations de M. Mouallem étaient une «manoeuvre pour couvrir l'échec du régime syrien».

(ats)