Egypte

20 juin 2011 08:56; Act: 20.06.2011 09:18 Print

Premier ministre pour un report des législatives

Le Premier ministre égyptien, Essam Charaf, s'est déclaré dimanche favorable à un report des élections législatives, les premières de l'après-Hosni Moubarak, qui sont prévues pour septembre.

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«Un report du scrutin permettrait à la vie politique de se cristalliser», a estimé le Premier ministr Essam Charaf dans une interview diffusée dimanche par la chaîne Nil TV. Il réitérait des propos qui lui avaient déjà été attribués par le journal Al Chorouk le 13 juin. M. Charaf a été nommé par le Conseil suprême des forces armées au pouvoir depuis la démission de Hosni Moubarak le 11 février.

Interrogé sur les relations entre le gouvernement de transition et le Conseil suprême des forces armées, qui exclut un report des législatives, il a répondu ceci: «Il y a coordination. Nous sommes dans le même bateau. Tout ce qui nous préoccupe, c'est de faire en sorte que ce navire arrive à bon port».

«Tous les efforts seront mis en oeuvre pour garantir des élections réussies», quelle que soit la date à laquelle elles auront lieu, a-t-il continué.

L'armée ne veut pas prendre parti

En mars, les Egyptiens se sont prononcés à 77% lors d'un référendum en faveur d'amendements constitutionnels permettant à l'armée d'organiser des législatives en septembre et une élection présidentielle d'ici la fin de l'année.

Les Frères musulmans souhaitent le maintien des législatives en septembre. Ils ont été dans l'opposition sous Moubarak et passent pour une formation bien organisée et la mieux placée pour engranger des succès électoraux.

En revanche, la mouvance libérale, dont Kefaïa (Assez), le mouvement du 6-Avril, et des partis comme Ghad (Demain) sont favorables au report des élections. Le mouvement politique fondé par Mohamed ElBaradeï, ancien directeur général de l'AIEA (Agence internationale pour l'énergie atomique), est lui aussi partisan d'un report.

L'armée, de son côté, dit ne pas vouloir prendre parti dans le débat et assure s'en tenir au plan prévoyant le transfert du pouvoir aux civils d'ici la fin de l'année. La nouvelle loi électorale n'a pas encore été finalisée.

(ats)