Bahreïn

06 juin 2011 21:54; Act: 06.06.2011 22:06 Print

Médecins et infirmières torturés

Les 47 médecins et infirmières accusés de soutien au mouvement de contestation de février-mars à Bahreïn, ont affirmé au début de leur procès lundi que leurs aveux avaient été extorqués sous la torture.

Une faute?

Ils ont aussi été torturés pour «signer des déclarations contenant des accusations fausses», a affirmé l'un de ces parents sous le couvert de l'anonymat.

Ces médecins et infirmières ont comparu lundi devant un tribunal institué en vertu des lois d'urgence décrétées par le roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa à la mi-mars, à la veille de la répression du mouvement de contestation qui a été menée par la majorité chiite contre la dynastie sunnite minoritaire qui dirige ce royaume du Golfe.

Les violences à Bahreïn ont fait, selon les autorités, 24 morts, dont quatre policiers. Quatre manifestants sont morts depuis en détention. Au total, 24 docteurs et 23 infirmières travaillant à l'hôpital de Salmaniya, le plus grand de la capitale Manama, ont été inculpés en mai pour «incitation au renversement par la force du régime».

Accusés d'avoir répandu de fausses rumeurs

L'agence officielle BNA a indiqué lundi que 20 des accusés, y compris quatre femmes, ont été inculpés de possession illégale d'armes, d'avoir occupé l'hôpital, de s'être emparés d'équipements médicaux et d'avoir lancé des appels pour un changement de régime. Les autres, dont 5 femmes, sont accusés d'avoir répandu de fausses rumeurs sur le nombre de victimes de la répression et d'avoir pris part à des «rassemblements», selon cette même source.

L'état d'urgence a été levé le 1er juin mais des centaines de chiites ont été inculpés pour avoir participé aux manifestations. Quatre personnes ont déjà été condamnées à mort et trois autres à la prison à vie pour la mort de deux policiers et neuf autres ont été condamnés à des peines de 20 ans d'emprisonnement pour l'enlèvement d'un autre.

(ats)