Monarchies du Golfe

10 mars 2011 21:52; Act: 10.03.2011 22:02 Print

Le régime libyen est «illégitime»

Les monarchies arabes du Golfe ont estimé jeudi que le régime libyen de Mouammar Kadhafi était «illégitime» et que des contacts devaient être établis avec les insurgés.

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«Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont insisté sur le fait que le régime libyen était illégitime et souligné la nécessité d'engager des contacts avec le Conseil national de transition» formé par les rebelles, selon un communiqué publié à l'issue d'une réunion du CCG à Ryad.

Les ministres des Affaires étrangères des six membres du CCG (Bahreïn, Oman, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar et Koweït) ont pressé leurs homologues de la Ligue arabe, qui doivent se réunir samedi au Caire, «d'assumer leurs responsabilités en prenant des mesures pour faire cesser l'effusion de sang».

Le CCG a également appelé à aider le peuple libyen à atteindre ses aspirations et à étudier les moyens nécessaires pour y parvenir, notamment en demandant au Conseil de sécurité de l'ONU d'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye pour empêcher des raids aériens et protéger ainsi la vie des civils.

Les pays du CCG ont également «condamné les crimes commis contre les civils et l'usage d'armes lourdes et de balles réelles ainsi que le recrutement de mercenaires étrangers».

Les pays du CCG s'étaient déclarés lundi soir favorables à la mise en place par l'ONU d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

L'Otan et l'Union européenne débattaient jeudi -et jusqu'à vendredi- à Bruxelles des moyens, y compris militaires, pour mettre un terme à une crise aux effets potentiellement dévastateurs en Libye, pays arabe producteur de pétrole, sans provoquer une plus grave déstabilisation encore.

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe doivent de leur côté se réunir samedi et discuter des moyens d'empêcher Mouammar Kadhafi de bombarder les civils.

En février, le CCG avait dénoncé le «génocide» présumé perpétré par les partisans du régime Kadhafi.

(afp)