Energie

25 février 2011 18:33; Act: 25.02.2011 21:52 Print

Le prix du pétrole se stabilise

Les prix du pétrole se stabilisaient vendredi, sur un marché volatil qui continue de s'interroger sur l'offre disponible pour compenser la production libyenne.

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Le marché redoute une contagion des contestations dans le monde arabe. (Photo: Keystone/AP)

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Le marché redoute une contagion des contestations dans le monde arabe.

Vers 18h00, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril s'échangeait à 111,41 dollars sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 5 cents par rapport à la clôture de la veille.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en avril cédait 11 cents, à 97,17 dollars.

Les cours du baril restaient suspendus aux troubles en Libye, où l'étau se resserrait vendredi autour du leader libyen Mouammar Kadhafi, pris entre l'opposition affirmant avoir libéré l'est du pays et des combats violents à l'ouest, alors que la communauté internationale accentue sa pression.

«Les investisseurs se montrent relativement prudents face aux incertitudes géopolitiques dans la région, et peuvent être tentés par des prises de bénéfices» après la récente envolée des cours, estimait Myrto Sokou, de Sucden Financial.

Achats euphoriques

«Après plusieurs jours d'envolées successives, un recul des prix ne doit pas apparaître comme inattendu (...) Il s'agit d'un marché extrêmement volatil, avec une forte propension à des achats euphoriques et à des ventes affolées, et vice-versa», commentait de son côté le courtier américain Cameron Hanover.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que de 500'000 à 750'000 barils par jours de brut, soit moins de 1% de la consommation mondiale quotidienne, ont jusqu'à présent été retirés du marché en raison des violences en Libye, important exportateur de brut.

Alors que l'AIE fait état de stocks importants dans les pays consommateurs et que l'Arabie saoudite, principal producteur au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), s'est engagée à compenser les carences du marché, les opérateurs s'interrogent sur l'état des approvisionnements de brut.

Le maintien de prix du baril élevés pourrait finir par affecter la croissance économique mondiale et éroder par là-même la demande de brut, soulignaient les analystes.

(ats)