Bahreïn

16 février 2011 07:10; Act: 16.02.2011 11:23 Print

Un ministre s'excuse pour la mort

Le ministre bahreïni de l'Intérieur a présenté dans la nuit de mardi à mercredi des excuses après la mort de deux manifestants.

Voir le diaporama en grand »
31.03 Les arrestations d'opposants et de blogueurs se sont multipliées ces derniers jours à Bahreïn, où plus de 300 personnes ont été placées en détention. Ici des maisons d'opposants visitées par la police. Les autorités bahreïnies ont annoncé vendredi 18 mars, avoir détruit le monument qui se trouve sur la place de la Perle à Manama, épicentre de la contestation violemment réprimée par les forces gouvernementales. Officiellement le monument, symbole de la révolte contre le régime, a été détruit pour faciliter le trafic routier. Six personnalités de l'aile dure de l'opposition à Bahreïn ont été arrêtées dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l'opposition. Dans le petit royaume de Bahreïn dans le Golfe, les forces de sécurité ont violemment délogé les manifestants qui campaient depuis près d'un mois sur la place de La Perle à Manama pour réclamer des réformes. Des centaines de policiers de la force anti-émeutes ont lancé des dizaines de grenades lacrymogènes et tiré au fusil de chasse. Trois manifestants ont été tués, a indiqué l'opposition. Deux policiers sont morts après avoir été renversés par des véhicules de manifestants, selon les autorités. Des centaines de policiers de la force anti-émeutes à Bahrein ont pris, mercredi 16 mars, le contrôle de la place de la Perle... ... à Manama après un assaut contre les manifestants à majorité chiites. Mardi 15 mars, le régime a fait appel à des militaires saoudiens pour mater la révolte. Les forces sécuritaires ont tiré sur les manifestants le 19 février à Bahreïn. L'armée bahreïnie s'est retirée samedi de la place de la Perle dans le centre de Manama, une des conditions exigées par l'opposition pour entamer un dialogue politique. Des milliers de personnes participaient vendredi aux obsèques des deux chiites tués dans un raid des forces de sécurité la veille. Au total, cinq personnes ont été tuées depuis le début de la contestation lundi selon des sources officielles. Des chars et des blindés ont été déployés dans la capitale Manama. Les événements politiques qui touchent Bahrein posent la question de l'organisation de la première manche du championnat du monde de F1 le 13 mars prochain. La police de Bahreïn a démantelé par la force dans la nuit de mercredi à jeudi... ... réclamant des changements politiques dans le royaume. Le ministère de l'Intérieur a écrit sur Twitter que les forces de sécurité avaient «vidé la place de la Perle» à Manama et qu'une grande avenue de la capitale était partiellement fermée. On dénombrerait au moins trois morts. La place où campaient les manifestants était encore occupé dans la nuit de mercredi à jeudi 17 février. Mercredi 16 février les manifestants ont enterré les premières victimes de la répression. Des manifestants chiites ont passé la nuit de mardi à mercredi installés sous des tentes à Manama, la capitale de Bahreïn. Ils exigent des changements dans le royaume dans le cadre d'une mobilisation inspirée par les révolutions en Tunisie et en Egypte. Les manifestations ont déjà fait 2 morts. Les premières manifestations importantes dans le pays ont eu lieu le 14 février... ... , quelques jours après la chute du régime de Hosni Moubarak en Egypte.

Sur ce sujet
Une faute?

Le ministre a annoncé l'arrestation des responsables présumés de leur mort au sein des forces de sécurité.

Dans un discours télévisé, cheikh Rached ben Abdallah Al Khalifa a exprimé son «profond regret» pour la mort des deux manifestants au cours de la dispersion, lundi et mardi, de manifestations anti- gouvernementales.

«Nous présentons nos excuses à la nation, aux citoyens et aux familles des deux tués, et nous comprenons leur peine», a ajouté le ministre.

Il a annoncé que «les responsables de la mort des deux manifestants ont été appréhendés et nous avons entamé une enquête» pour déterminer les circonstances de ces décès.

Le ministre a souligné qu'il avait toujours appelé «les membres des forces de sécurité à faire preuve de retenue pour éviter de tels incidents regrettables».

Le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, avait exhorté mardi les autorités de Bahreïn à renoncer à un «usage excessif de la force» contre les manifestants pacifiques, alors que les Etats-Unis se sont dits «très préoccupés».


Des manifestants passent la nuit dehors

Des manifestants chiites ont passé la nuit de mardi à mercredi installés sous des tentes à Manama, la capitale de Bahreïn. Les protestataires exigent des changements dans le royaume dans le cadre d'une mobilisation inspirée par les révolutions en Tunisie et en Egypte.

Des obsèques sont prévues ce mercredi pour un homme tué mardi lors d'affrontements entre les forces de l'ordre et des manifestants. Ces heurts sont survenus à l'occasion des funérailles d'un jeune homme de 22 ans lui-même tué la veille lors de précédents affrontements.

A la tombée de la nuit mardi, le nombre de manifestants dans le campement installé sur le rond-point de la Perle était tombé à environ un millier contre 2000 un peu plus tôt, selon des témoins.

Certains protestataires pourraient reprendre le travail mercredi alors que la journée de mardi était fériée pour célébrer l'anniversaire de la naissance du prophète Mahomet.

Dans une allocution télévisée, le roi Hamad ben Isa al Khalifa a présenté ses condoléances aux familles des deux victimes - «deux de nos fils précieux», a-t-il dit. Il a promis qu'une commission ferait le jour sur les circonstances de leur décès.

La population de Bahreïn est majoritairement chiite mais la famille régnante est de confession sunnite. Les manifestants chiites se plaignent de discrimination de la part des sunnites dans l'accès au logement, aux soins et aux emplois dans la fonction publique.

Les Etats-Unis ont exprimé leur inquiétude face aux violences qui secouent ce petit royaume du Golfe, où est basée la Cinquième Flotte de l'US Navy. Le Bahreïn est aussi un important centre bancaire dans la région.

(ats)