Syrie

20 juin 2011 06:51; Act: 20.06.2011 06:57 Print

Medvedev opposé à une résolution de l'Onu

Le président russe Dmitri Medvedev reste opposé à l'adoption d'une résolution de l'Onu condamnant la répression sanglante en Syrie. Il veut éviter la répétition du scénario libyen.

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Dans une interview accordée au quotidien britannique «Financial Times», M. Medvedev critique la manière dont les puissances occidentales ont interprété la résolution 1973 de l'Onu sur la Libye. Selon lui, elles en ont fait «un bout de papier pour couvrir une opération militaire gratuite.» «Je ne voudrais pas qu'une résolution syrienne soit traitée de la même manière», ajoute-t-il.

La Russie s'est abstenue lors du vote au Conseil de sécurité de l'Onu en mars qui a ouvert la voie à une action militaire en Libye pour protéger la population civile des forces du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

La Russie et la Chine, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité, sont opposées à l'adoption d'une résolution sur la Syrie et n'ont pas pris part aux discussions sur le sujet.

«On va nous dire que la résolution 'dénonce la violence', et puis certains des signataires vont finir par dénoncer la violence en envoyant quelques bombardiers», poursuit Medvedev. «Dans aucun cas, je ne veux prendre ce risque.»

Discours attendu de Bachar al-Assad

Le président Bachar al Assad doit prononcer ce lundi un discours «sur les circonstances actuelles», a annoncé dimanche l'agence de presse officielle. Il s'agira de la troisième intervention du chef de l'Etat depuis le début de la contestation, le 18 mars dernier, et la première depuis le 16 avril.

Dans une interview à un quotidien américain, l'ambassadeur de la Syrie à Washington, Imad Moustapha, a indiqué que le gouvernement syrien faisait la distinction entre les demandes légitimes des manifestants et celles des gangs armés. «Toutes ces questions» seront évoquées dans le discours du chef de l'Etat, a-t-il indiqué.

Plus de 1300 civils ont été tués, 10'000 personnes ont été arrêtées et 300 soldats et policiers ont été tués depuis le début du mouvement de contestation du régime, selon des ONG syriennes de défense des droits de l'homme.

En outre, plus de 10'000 réfugiés syriens sont passés en Turquie et 10'000 autres campent à la frontière en territoire syrien, selon les autorités turques.

(ats)