Droits humains

28 février 2011 18:18; Act: 28.02.2011 18:20 Print

Deiss défend la crédibilité de l'ONU

Le président de l'Assemblée générale de l'ONU Joseph Deiss a défendu lundi à Genève la crédibilité de l'ONU dans la crise avec la Libye.

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Joseph Deiss a aussi lancé un appel à la reprise des négociations au sein de la conférence du désarmement. (Photo: Keystone/AP)

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«Il est essentiel de tout faire pour que l'ONU soit crédible. Il ne faut pas de compromis, pas de complaisances, pas d'arguties juridiques», a déclaré l'ex-conseiller fédéral lors d'une conférence de presse en marge de la session du Conseil des droits de l'homme.

Joseph Deiss a estimé que le Conseil des droits de l'homme sort grandi par sa décision unanime, vendredi, de créer une commission d'enquête internationale pour faire la lumière sur les violations des droits humains commises par le régime de Tripoli.


Débat mardi

Le Fribourgeois a précisé qu'il présidera, mardi à New York, les débats au sein de l'Assemblée générale de l'ONU pour suspendre la Libye du Conseil des droits de l'homme. L'accord des deux tiers des 192 Etats membres de l'ONU est nécessaire pour que cette décision devienne effective.

Joseph Deiss s'est aussi félicité que le Conseil soit parvenu à un consensus sur sa réforme. Il a espéré que l'Assemblée générale de l'ONU pourra l'avaliser d'ici le mois de juillet.

M. Deiss s'est adressé à la conférence du désarmement. Il a insisté sur la nécessité pour la conférence de surmonter ses blocages actuels, affirmant qu'il s'agissait là d'une question de crédibilité de cette instance comme de ses Etats membres.

Devant le Conseil des droits de l'homme, le président de l'Assemblée générale de l'ONU Joseph Deiss a qualifié la situation en Libye de «profondément choquante».

«Les foules se sont levées. Elles attendent de la communauté internationale, de l'Assemblée générale de l'ONU, du Conseil de sécurité et du Conseil des droits de l'homme qu'ils défendent les droits de l'homme avec rigueur morale et sans compromission», a déclaré l'ex-conseiller fédéral.

«Elles attendent que nous disions clairement aux régimes pervers que leur temps est terminé, qu'ils doivent s'en aller et rendre des comptes», a lancé Joseph Deiss.

(ats)