Heurts en Egypte

18 décembre 2011 12:14; Act: 18.12.2011 13:31 Print

Une femme voilée déshabillée dans la rue

En tentant de réprimer les manifestations, les forces de l'ordre égyptiennes se livrent à des exactions. Dans une vidéo on voit une femme voilée se faire tabasser et dévêtir.

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18.12 En tentant de réprimer les manifestations, les forces de l'ordre égyptiennes se livrent à des exactions. Dans une vidéo on voit une femme voilée se faire tabasser et dévêtir. Ici un policier saute à pieds joints sur un manifestant déjà au sol. 17.12: Les affrontements entre forces de l'ordre et manifestants vendredi dans le centre du Caire ont fait huit morts et 299 blessés Les accrochages ont repris samedi dans la matinée. 07.12 Kamal el-Ganzouri, nouveau premier ministre et son gouvernement ont prêté serment mercredi. 28.11 Les Egyptiens de rendent en masse aux urnes pour les premières élections libres depuis 1958. 25.11 Kamal el-Ganzouri, (au centre), qui a été de 1996 à 1999 Premier ministre sous Hosni Moubarak (à sa droite), à été nommé nouveau Premier ministre par l'armée au pouvoir. 25.11 L'opposant égyptien Mohamed ElBaradei a rejoint les manifestants sur la place Tahrir. 24.11 L'armée égyptienne a présenté ses excuses pour les morts de ces derniers jours. 23.11 Des milliers de personnes se sont à nouveau réunies mercredi matin sur la place Tahrir. 22.11 Le gouvernement égyptien a donné sa démission collective lundi soir. L'armée est restée sourde à la voix du peuple et a refusé cette démission. Un nouvelle manifestation est prévue mardi. Les frères musulmans ont décidé de la boycotter. Les affrontements se sont intensifié au Caire, dimanche autour de la place Tahrir, symbole de la révolution du début de l'année. Trois personnes sont mortes asphyxiées dimanche. Samedi déjà deux autres manifestants avaient péri.

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Dans une autre vidéo, fournie par la chaîne Al-Jazeera, on voit l'armée égyptienne en train de tirer à balle réelles sur des manifestants. Les faits se sont déroulés samedi aux abords de la place Tahrir.


Les affrontements se poursuivaient dimanche dans le centre du Caire pour la troisième journée consécutive entre forces de l'ordre et manifestants anti-armée, ont constaté des journalistes de l'AFP. Ces heurts ont fait dix morts et près de 500 blessés depuis vendredi.

Les violences, à coups de pierres et de morceaux de métal, se déroulaient de part et d'autre d'un mur en béton érigé par les forces de l'ordre sur une grande avenue conduisant de la place Tahrir, haut lieu de la contestation, au siège du gouvernement, où la confrontation avait débuté vendredi matin.

Des manifestants pénétraient dans le bâtiment de l'Institut d'Egypte, à l'angle de l'avenue et d'une rue, incendié la veille, pour en extraire une partie des anciens manuscrits, dont une partie a brûlé, a rapporté ce journaliste. L'établissement a été fondé en 1798 au cours de l'expédition en Egypte de Napoléon Bonaparte afin de faire progresser la recherche scientifique.

Ces violences sont les plus graves depuis les affrontements similaires qui avaient fait 42 morts, principalement au Caire, quelques jours avant le début le 28 novembre des premières législatives depuis la chute de Hosni Moubarak en février, chassé sous la pression de la rue.

Le ministère de la Santé a annoncé samedi soir un bilan de dix morts et près de 500 blessés depuis vendredi. Le parquet a ordonné le maintien en détention pour quatre jours de 17 personnes arrêtées samedi.

Nouvel attentat contre le gazoduc fournissant Israël et la Jordanie

Le gazoduc égyptien fournissant Israël et la Jordanie a été visé par un nouvel attentat dimanche matin, le dixième depuis le début de l'année, a-t-on appris auprès des services de sécurité égyptiens.

L'explosion a eu lieu au sud de la ville d'al-Arich, dans le nord du massif du Sinaï, sur une section en cours de réparation, qui ne contenait pas de gaz.

La précédente attaque, le 28 novembre, avait été attribuée à des «saboteurs». Elle avait eu lieu également dans la région d'al-Arich, quelques heures avant le début des élections législatives toujours en cours en Egypte.

Les autorités ont annoncé à plusieurs reprises des mesures pour renforcer la protection de ces installations et tenter d'arrêter les auteurs de ces attentats, non revendiqués.

(cga/ats/afp)