Patients libyens

30 décembre 2011 17:55; Act: 30.12.2011 17:58 Print

La Suisse accusée de lenteurs

L'ambassade de Libye en Suisse regrette des procédures administratives trop lourdes pour l'accueil de patients libyens dans les hôpitaux suisses.

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Alors qu'une centaine de patients libyens auraient dû être soignés en Suisse, seuls dix ont été admis jusqu'à présent. «D'autres pays sont intervenus très rapidement en délivrant des visas le jour même», a déclaré vendredi le diplomate chargé du dossier à l'ambassade libyenne à Berne, Abdullah Besher, dans l'émission «Heute morgen» de la DRS. Selon lui, «le blessé n'attend pas: il saisit la première occasion qu'il trouve».

Trente-et-un patients

Le Département des affaires étrangères (DFAE) ne peut pas confirmer le chiffre de 100 blessés libyens qui auraient dû être soignés en Suisse, a-t-il indiqué dans un communiqué vendredi, précisant que 31 personnes ont été sélectionnées par des spécialistes suisses de l'aide humanitaire pour une hospitalisation en Suisse. «Leurs dossiers ont été transmis à différents hôpitaux universitaires à travers l'ambassade libyenne», a expliqué le DFAE.

Au même moment, les autorités helvétiques compétentes «se sont efforcées» d'émettre les visas pour ces 31 personnes, assure le communiqué. Le transfert des patients devait se faire directement en collaboration entre l'ambassade libyenne à Berne et les hôpitaux suisses.

Des négociations avec les cinq hôpitaux universitaires sont en cours pour accueillir de nouveaux patients libyens. Il est question d'un premier groupe de 15 blessés puis d'un groupe de 50 autres parmi lesquels des femmes et des enfants, a précisé Abdullah Besher. La Libye espère une solution dès janvier.

DFAE garant

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) n'ont prévu d'accueillir qu'un maximum de 15 patients libyens, a expliqué vendredi à l'ats Agnes Reffet, porte-parole des HUG. Cela correspond au nombre de patients pour lesquels le DFAE s'est porté garant, selon elle.

Le gouvernement libyen a dit vouloir prendre en charge les frais médicaux auprès des hôpitaux. Mais le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) se montre prêt à entrer en matière en cas de non paiement. «Si l'ambassade de Libye ne parvient pas à payer les honoraires, le DFAE pourrait offrir une garantie à certaines conditions», a indiqué à la DRS Stefan von Below, porte-parole du DFAE.

Début novembre, un groupe de cinq blessés du conflit armé libyen a été accueilli aux HUG, après que l'hôpital a été sollicité par l'ambassadeur de Libye en Suisse, Slimane Bouchuiguir. Un autre groupe a été pris en charge par le CHUV à Lausanne. Un blessé avait été amené à Zurich.

D'autres pays accueillent des blessés libyens: ceux-ci sont nombreux en Allemagne, mais aussi en Turquie, en Grèce, en France, en Angleterre et en Italie.

(ats)