Libye

06 décembre 2011 16:44; Act: 06.12.2011 20:06 Print

La CPI demande des précisions sur Seif al-Islam

Les juges de la Cour pénale internationale ont demandé mardi aux autorités libyennes de leur indiquer «si et quand» elles avaient l'intention de leur livrer Seif al-Islam Kadhafi.

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21.01 Des manifestations ont été organisées dans tout le pays, afin de faire inscrire la Charia dans la future constitution. 07.12 Selon le ministre de l'Intérieur mexicain, Saadi Kadhafi aurait tenté d'entrer illégalement au Mexique. 30.11 Aicha Kadhafi a appelé à renverser l'actuel gouvernement libyen. 20.11 Seif al-Islam a affirmé dans une vidéo avoir été blessé à une main lors d'un raid de l'Otan sur son convoi alors qu'il fuyait la ville de Bani Walid, à 170 km au sud-est de Tripoli. 19.11 Seif al-Islam a été photographié samedi 19 novembre, jour de l'annonce de son arrestation, dans un avion qui le ramène à Tripoli. Il a expliqué au journaliste de Reuters se sentir bien après sa capture par d'ex rebelles dans le sud de la Libye. Ses blessures aux doigts daterait d'un raid de l'Otan il y a un mois. 19.11 Seif al-Islam Kadhafi, dernier fils encore en cavale de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, a été arrêté par d'anciens rebelles dans le sud de la Libye. Longtemps présenté comme le successeur potentiel de son père, Seif al-Islam «a été arrêté dans le sud libyen», a déclaré samedi à l'AFP Mohammed al-Allagui, le ministre de la Justice et des droits de l'Homme au sein du Conseil national de transition (CNT), sans préciser la date de sa capture. Seif al-Islam a été arrêté avec avec «trois de ses collaborateurs dans la région d'Oubari». 31.10 Abdel Rahim al-Kib, à gauche, a été nommé Premier ministre de la Libye lundi soir par le CNT. 31.10 La mission de l'OTAN est officiellement terminée. 29.10 Benghazi a honoré samedi les Libyens ayant combattu le régime de Kadhafi, lors d'une cérémonie dans un stade de la ville, où le dictateur déchu avait pendu publiquement des opposants. 26.10 Le CNT a demandé à l'OTAN de rester au moins jusqu'à fin 2011. 25.10 Mouammar Kadhafi a été enterré. 23.10 Le CNT a prononcé dimanche la libération officielle de la Libye. 22.10 A Misrata, on fait la queue pour voir le corps de Kadhafi exposé. 21.10 Mouammar Kadhafi a été déniché vivant dans un égout, jeudi. 21.10 Le fils de Kadhafi Seif Al-Islam, ici en 2008, serait en fuite au Niger. Les nouvelles autorités «sont à sa recherche». 21.10 Le corps de Mouammar Kadhafi a été entreposé dans une maison de Misrata. Son fils Mouattassim repose près de lui. La chaîne tv Al-Jazira a publié une vidéo du colonel. L'agence de presse Reuters a diffusé cette photo de Mouammar Kadhafi. 20.10 La photo choc de Mouammar Kadhafi vient confirmer les annonces du Conseil national de transition. Mouammar Kadhafi, qui a dirigé d'une main de fer la Libye pendant près de 42 ans, a succombé aux blessures reçues jeudi lors de sa capture près de sa ville natale de Syrte. Le fils de Mouammar Kadhafi avait été capturé vivant, comme son père. L'Otan a annoncé jeudi dans un communiqué que des avions de l'Alliance avaient frappé deux véhicules des forces pro-Kadhafi à environ 8 h 30 (6 h 30 GMT) dans les environs de Syrte. L'Otan ne précise pas si le dirigeant déchu Mouammar Kadhafi se trouvait dans ce convoi de véhicules «qui menaient des opérations militaires et présentaient une menace claire pour les civils», selon le texte. Plus tôt dans la journée, la ville de Syrte, dernier bastion pro-Kadhafi, est passée aux mains du CNT. Après 42 ans de règne sur la Libye, mais huit mois de révolte soutenue par une intervention de l'Otan l'ont contraint à prendre la fuite en août. Mouammar Kadhafi a été capturé vivant, selon cette image. La capitale Tripoli avait été reprise par le Conseil national de transition (CNT). Le trou dans lequel aurait été retrouvé Mouammar Kadhafi près de Syrte. La population libyenne a laissé éclater sa joie après la mort de Kadhafi.

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«La Chambre souhaite de la part des autorités libyennes, de toute urgence, des réponses aux questions suivantes, à savoir (...) si et quand les autorités libyennes ont l'intention de remettre Seif al-Islam à la Cour», indiquent les juges dans une ordonnance rendue mardi.

Les magistrats de La Haye souhaitent également savoir «si Seif al-Islam a été arrêté en vertu du mandat d'arrêt de la Cour» et «si l'information parvenue à la Chambre selon laquelle Seif al-Islam est tenu au secret est exacte».

Ils demandent aussi «quand et où» le greffier de la CPI ou l'un de ses représentants pourrait rencontrer le fils de Mouammar Kadhafi et «comment, quand et où» un expert mandaté par la Cour pourrait le rencontrer afin d'«évaluer son état physique et mental».

La CPI avait lancé le 27 juin un mandat d'arrêt contre Seif al-Islam, 39 ans, arrêté le 19 novembre dans le sud de la Libye et soupçonné de crimes contre l'humanité commis depuis le 15 février lors de la répression de la révolte populaire, qui s'est transformée en guerre civile (15 février-23 octobre).

Le Conseil national de transition (CNT) libyen avait informé la CPI, dans une lettre publiée le 24 novembre, que la Libye souhaitait juger Seif al-Islam.

De son côté, le gouvernement libyen a promis de mettre fin à la présence d'armes dans la capitale d'ici la fin de l'année, a déclaré mardi Abdelrazzak Abou Hajar, président du conseil local de Tripoli, après des violences ces derniers jours entre ex-rebelles.

«Le conseil de Tripoli a eu une réunion aujourd'hui avec le Premier ministre Abdel Rahim al-Kib et le gouvernement a promis de mettre fin à la présence d'armes à Tripoli d'ici le 31 décembre», a déclaré M. Abou Hajar.


Mesure récemment


«La réunion a eu lieu pour examiner la situation sécuritaire à Tripoli» après des violences constatées ces derniers jours», a ajouté le président du conseil local de Tripoli, une instance qui représente le CNT à Tripoli.

Le bureau du Premier ministre Abdel Rahim al-Kib a ensuite donné mardi dans un communiqué reçu par l'AFP jusqu'au 20 décembre aux milices armées pour quitter Tripoli, sous peine de fermeture de la capitale à la circulation.

Des affrontements ont eu lieu ces derniers jours à Tripoli entre différentes factions de thowars (ex-rebelles).

Des Tripolitains ont commencé lundi à fermer à la circulation des avenues et routes pour protester notamment contre la présence de ces factions armées venues d'autres localités et qui avaient participé à la libération de Tripoli en août dernier mais n'avaient pas quitté la capitale.

(afp)