Leon Panetta à Tripoli

17 décembre 2011 10:22; Act: 17.12.2011 10:33 Print

Première visite pour un chef du Pentagone

Leon Panetta, premier secrétaire américain à la Défense à visiter la Libye, est arrivé samedi à Tripoli afin de saluer le «courage» des Libyens et évaluer de près les besoins du nouveau gouvernement.

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Leon Panetta (à droite) salue des membres de la délégation libyenne sur le tarmac de l'aéroport de Tripoli. (Photo: Keystone)

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Durant sa visite de quelques heures, M. Panetta doit s'entretenir avec le ministre de la Défense Oussama Jouili, un commandant de la rébellion qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi, ainsi qu'avec le Premier ministre Abdel Rahim al-Kib.

«La raison de mon voyage en Libye est d'avoir l'occasion de regarder de près la situation et de rendre hommage aux Libyens pour ce qu'ils ont accompli afin de renverser Kadhafi (...)», a déclaré le responsable américain à Ankara avant de s'envoler pour Tripoli.

«Il y aura des défis, il y aura des difficultés mais je suis convaincu qu'un pays comme la Libye, qui a pu accomplir ce qu'il a fait et montré un tel courage, parviendra au bout du compte à instaurer la démocratie», a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis sont prêts à «fournir toute l'assistance qu'ils (les Libyens) nous demanderont» mais il n'est pas question, selon lui, pour Washington d'imposer ses vues.

«Ils ont gagné le droit de déterminer leur avenir», a assuré M. Panetta, deuxième haut responsable américain à se rendre en Libye après la secrétaire d'Etat Hillary Clinton le 18 octobre.

Les Etats-Unis ont été l'un des principaux contributeurs à l'opération de l'Otan en Libye qui a contribué à l'éviction de Kadhafi après 42 ans de pouvoir sans partage.

A Tripoli, M. Panetta déposera également une gerbe dans un cimetière de la ville où reposent plusieurs des 13 marins américains tués en 1804 dans l'explosion de leur navire dans le port de la capitale libyenne lors de la première intervention extérieure de la jeune nation américaine.

Une loi adoptée par le Congrès impose au Pentagone de rapatrier leurs dépouilles aux Etats-Unis.

mra/ila/tp

(afp)