Tunisie

21 février 2011 13:07; Act: 21.02.2011 13:09 Print

Mouldi Kefi nommé chef de la diplomatie

Le gouvernement de transition tunisien a nommé lundi Mouldi Kefi au poste de ministre des Affaires étrangères, selon l'agence officielle TAP.

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Il remplace Ahmed Ounaïes, qui n'avait pas tari d'éloges sur la cheffe de la diplomatie française Michèle Alliot-Marie.

«Mouldi Kefi a été désigné ministre des Affaires étrangères au sein du gouvernement transitoire», selon l'agence tunisienne TAP citant une source autorisée au sein de la présidence. Il a prêté serment lundi matin devant M. Foued Mebazaa, le président intérimaire tunisien, a également ajouté l'agence.

M. Kefi est un diplomate de carrière qui a servi sous la présidence de Zine El Abidine Ben Ali. Il a travaillé à Prague, Berlin-Est et Moscou, avant d'enchaîner les postes d'ambassadeur au Nigeria, Ghana, Liberia, et en Sierra-Leone, ainsi qu'en Indonésie.

Agé de 65 ans, Mouldi Kefi succède à Ahmed Ounaïes, 75 ans, qui avait démissionné à la mi-février à la veille de la visite en Tunisie de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

M. Ounaïes avait été nommé le 17 janvier secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères dans le premier gouvernement d'union nationale, Il était devenu ensuite ministre dans le gouvernement de transition remanié le 27 janvier par le Premier ministre Mohamed Ghannouchi. Mais depuis une visite en France le 4 février, il n'avait quasiment pas repris ses fonctions, selon des sources diplomatiques.

Alliot-Marie encensée

Ahmed Ounaïes avait été chahuté le 7 février par des fonctionnaires des Affaires étrangères réclamant son départ après ses propos tenus à Paris. Il avait pris ses affaires et quitté ensuite son bureau.

En visite à Paris, il n'avait pas tari d'éloges sur son homologue Michèle Alliot-Marie. «J'aime écouter Mme Alliot-Marie en toutes circonstances et dans toutes les tribunes», avait-il affirmé.

Il avait salué en elle «avant tout une amie de la Tunisie», alors que «MAM» était sommée au même moment de s'expliquer en France pour avoir bénéficié des largesses d'un grand patron tunisien lié en affaires au clan Ben Ali. Michèle Alliot-Marie avait aussi proposé au régime vacillant tunisien le «savoir-faire» des policiers français, alors que la répression battait son plein dans le pays.

(ats)