Syrie

14 décembre 2011 20:09; Act: 14.12.2011 20:11 Print

«Cela ne peut plus durer»

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé mercredi qu'il était «temps» que la communauté internationale agisse face à la répression en Syrie.

Sur ce sujet
Une faute?

«La situation est très inquiétante», a déclaré le patron de l'ONU lors d'une conférence de presse. «J'espère que les Nations unies seront en mesure de prendre des mesures concertées».

Le Conseil de sécurité des Nations unies n'arrive pas à se mettre d'accord sur une résolution condamnant la répression sanglante en Syrie, du fait de l'opposition de la Russie et de la Chine, qui disposent d'un droit de veto.

M. Ban a indiqué avoir transmis «ces derniers jours» au Conseil de sécurité un rapport du Conseil des droits de l'homme condamnant le Damas pour les exactions commises en Syrie. Un double veto russe et chinois a torpillé le 4 octobre un projet de résolution sur la Syrie et, depuis, les quinze pays membres du Conseil n'arrivent pas à se mettre d'accord. La France a estimé que c'était «un scandale».

Vingt et un morts

Sur le terrain, la répression se poursuit. Au moins 21 ont été tués par les tirs des forces de sécurité mercredi en Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé en Grande-Bretagne.

Onze victimes ont notamment été recensées dans la région de Hama, dans le nord de la Syrie. «Le quartier de Hamidiyé à Hama a été la cible d'intenses tirs à la mitrailleuse lourde», selon l'OSDH. «Les affrontements entre déserteurs et soldats réguliers de l'armée se poursuivaient» dans cette région en fin d'après-midi, a-t-elle ajouté.

Plus au sud, à Homs, cinq civils ont été tués par des tirs nourris de mitrailleuses. Par ailleurs, quatre personnes ont péri à Homs, «à la suite d'actes de torture ou de blessures reçues il y a quelques jours», indique l'OSDH.

Incidents à la frontière

Des incidents ont également éclaté à la frontière libano- syrienne. Cinq Syriens, dont un enfant de neuf ans et une adolescente de seize ans, ont été blessés par des tirs à Qousseir et ils ont été transportés clandestinement au Liban où ils ont été hospitalisés, a indiqué une source médicale.

Plus tôt, deux Libanais avaient été blessés par les tirs d'une patrouille militaire syrienne entrée en territoire libanais, où elle a ouvert le feu sur le village de Khirbet Daoud, dans la municipalité d'Aarsal, a indiqué un responsable libanais. Cette zone frontalière été la cible de tirs meurtriers au cours des derniers mois.

(ats)