Crise au Yémen

24 mars 2011 20:33; Act: 24.03.2011 21:30 Print

Saleh se défendra par «tous les moyens»

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, de plus en plus isolé face à la contestation populaire, a annoncé jeudi qu'il se défendrait par «tous les moyens possibles».

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23.06 L'armée yéménite a repris le contrôle d'Azzan, un bastion d'al-Qaida. 15.06 L'armée yéménite affirme avoir repris le contrôle de Chuqra. 07.06 Les combats ont repris au Yémen. Ils ont fait sept victimes parmi les membres d'al-Qaida. 23.05 L'offensive contre al-Qaida a repris. 05.05 Le nouveau président Abdo Rabbo Mansour Hadi s'est engagé à unifier l'armée et à combattre al-Qaida. 14.04 Des attaques d'al-Qaida ont fait neuf morts. 07.04 Des soldats ont pris le contrôle de l'aéroport de Sanaa. Il menacent de faire sauter tout appareil qui y arrive ou le quitte. L'armée a tué 38 rebelles d'al-Qaida dans le sud du pays. Le vice-consul d'Arabie saoudite a été enlevé mercredi à Aden. 24.01 Les combattants d'Al-Qaida ont accepté de quitter Radah, une dizaines de jours après l'avoir conquise. 21.01 Le parlement yéménite a accordé l'immunité au président Saleh. 16.01 al-Qaida a pris le contrôle de la ville de Radaa, sans rencontrer de résistance. 15.01 Un Norvégien a été enlevé à Sanaa dans le but de faire pression sur le gouvernement. 12.01 Des combats ont fait 20 morts près de Zinjbar. 05.01 Des nouveaux combats ont fait 10 morts dans le sud su pays. 25.12 Une manifestation de militaires a fait deux blessés. 24.12 Sept manifestants ont été tués samedi dans un quartier du sud de Sanaa par les tirs des forces de sécurité et des partisans armés du président Ali Abdallah Saleh 27.11 Un institut d'enseignement sunnite a été attaqué par des rebelles chiites. 20 morts sont à déplorer. 25.11 L'opposition yéménite a choisi son chef du gouvernement vendredi soir. 24.11 Les manifestations qui ont suivi l'annonce du départ du président Saleh ont fait trois morts. 19.11 Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a indiqué samedi qu'il confierait le pays à l'armée s'il venait à quitter le pouvoir comme le lui demande l'opposition. 11.11 La répression a encore fait plusieurs morts. 05.11 L'armée aurait tué 5 membres d'Al-Qaïda. 25.10 Après un bref cessez-le-feu, les combats ont repris, faisant plusieurs morts. 22.10 Des affrontements entre pro et anti-Saleh ont fait 10 morts samedi. 21.10 Le peuple continue de manifester, après que le président Saleh a demandé des garanties en cas de démission. 18.10 Les combats continuent à Sanaa, ils ont fait cinq nouvelles victimes dans la nuit de lundi à mardi. 16.10 Huit personnes ont été tuées dans de violents affrontements qui ont opposé les forces du président Saleh aux militaires et combattants tribaux ralliés à la contestation. 01.10 Al-Qaïda a annoncé avoir lancé une série d'opérations dans le sud du pays. 25.09 Le président yéménite Ali Abdallah Saleh s'est dit prêt dimanche à un transfert du pouvoir après des élections. 23.09 Le président contesté Ali Abdallah Saleh de retour vendredi au Yémen après trois mois d'absence a appelé à une trêve et à un règlement négocié du conflit. 23.09 Le président contesté Ali Abdallah Saleh, sérieusement blessé dans un attentat début juin à Sanaa, a regagné le Yémen après trois mois de soins en Arabie saoudite. 19.09 Des dizaines de manifestants ont trouvé la mort lundi à Sanaa. Le bilan depuis dimanche se monte à plus de 50 morts. 18.09 La contestation gronde toujours. A Sanaa, des combats ont fait rage dimanche. 16.09 Des milliers de personnes manifestent pour le départ du président yéménite. 16.07 Le retour du président Saleh, hospitalisé depuis 5 semaines en Arabie Saoudite, est pour «bientôt», selon le vice-ministre de l'Information yéménite. On le voit ici le 10 juillet dernier lors de discussion avec un émissaire américain. Le 7 juillet 2011, le président yéménite Saleh est apparu à la télévision. C'était la première fois, après son hospitalisation pour des brûlures provoquées lors d'une attaque de sa demeure. 17.06 Contesté et blessé, Ali Adballah Saleh, hospitalisé en Arabie Saoudite, ne rentra pas dans son pays, a affirmé vendredi un responsable saoudien. 09.06 Des dizaines de milliers de Yéménites ont manifesté à Sanaa pour «un nouveau Yémen» débarrassé d'Ali Abdallah Saleh. les partisans de M. Saleh se sont rassemblés sur la place Saabine en brandissant des portraits du chef de l'Etat. Le départ du président Saleh a provoqué une véritable liesse. 03.06 De violents combats ont repris vendredi matin après une brève accalmie dans un quartier du nord de Sanaa entre les forces gouvernementales et les combattants d'un influent chef tribal. 3.06 Des manifestants protestent contre le gouvernement au pouvoir au Yémen 02.06 Des manifestants se révoltent dans les rues de Sanaa, au Yémen, contre le gouvernement du président Saleh . 29.05 Des combattants présumés d'Al-Qaïda continuent de contrôler la ville côtière de Zinjibar, dans le sud, où cinq civils ont péri dimanche. 12.05 Dix manifestants hostiles au président Saleh ont été tués par des tirs des forces de sécurité lors d'affrontements nocturnes à Sanaa. 27.04 Douze protestataires ont été tués par balles lors de la dispersion d'une manifestation à Sanaa. 21.04 Le président Ali Abdallah Saleh a accepté vendredi de transférer le pouvoir, au Yémen. 13.04 Deux manifestants ont été tués et quatre blessés par l'armée qui a tiré sur des protestataires mercredi à Aden, principale ville du sud du Yémen. 08.04 Le président contesté du Yémen Ali Abdallah Saleh a rejeté vendredi un plan de sortie de crise des monarchies du Golfe. Les manifestants réclament toujours le départ du président yéménite. 04.04 De violentes manifestations réclamant le départ du président Saleh continuent au Yémen.Plus de 400 blessés ont été dénombrés. Les funérailles de plusieurs des 52 opposants tués par des tirs attribués à des partisans du régime, vendredi à Sanaa... ..., ont eu lieu dimanche. Une foule immense s'est rassemblée à cette occasion pour une marche considérée comme la plus importante depuis le début des manifestations fin janvier. Les démissions se succèdent au sein de la diplomatie yéménite. Le président Ali Abdullah Saleh est toujours plus isolé. Les funérailles de quelques-uns des 52 tués lors des manifestations anti-gouvernementales ont eu lieu dimanche. Le 19 mars, la contestation se poursuit contre le président Saleh, au Yémen. Les tirs contre des manifestants ont fait 52 morts à Aden. Ali Abdullah Saleh, président yéménite, dont les manifestants demandent le départ, a proclamé l'état d'urgence après des heurts sanglants qui ont fait 41 morts. Selon des témoins, des partisans du régime ont ouvert le feu sur des milliers de manifestants depuis les toits Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, contesté dans la rue depuis des semaines, a promis jeudi un référendum cette année sur une nouvelle Constitution. Le 19 février, un étudiant a été tué par balle à Sanaa, au Yemen. Les heurts de jeudi soir ont fait trois nouveaux morts au Yémen. Les manifestants demandent toujours le départ du président Ali Saleh au pouvoir depuis 31 ans. «Après Moubarak, c'est le tour d'Ali», ont scandé quelque 4.000 protestataires, samedi 12 février ... en réclamant le départ du président yéménite. Vendredi 11 février au soir les Yéménites avaient fêté le départ du président égyptien Hosni Moubarak. Trois personnes ont été blessées, dont l'une grièvement, jeudi soir dans le sud-est du Yémen... ...lorsque la police a tiré à balles réelles et aux gaz lacrymogènes pour disperser une manifestation de militants séparatistes. Plusieurs milliers d'opposants du gouvernement yéménite ainsi que des partisans manifestaient séparément dans la capitale, Sanaa, et d'autres villes du pays jeudi.

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Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, qui avait multiplié les concessions dernièrement, a annoncé jeudi qu'il se défendrait par «tous les moyens possibles», à la veille d'une nouvelle manifestation exigeant son départ immédiat. Des heurts entre militaires hostiles et fidèles au chef de l'Etat ont eu lieu jeudi.

«Nous préserverons la sécurité, l'indépendance et la stabilité du Yémen par tous les moyens possibles», a déclaré Ali Abdallah Saleh dans une allocution diffusée par la télévision d'Etat.

Il a par ailleurs violemment critiqué l'opposition parlementaire, qui anime la contestation populaire, estimant que «même si nous nous engageons dans un arrangement avec eux (chefs de l'opposition), la situation sera pire que maintenant».

Le chef de l'Etat a également invité les officiers et militaires ayant fait défection pour rallier l'opposition à «revenir à la raison».

Appel lancé

Les jeunes protestataires, qui continuent depuis plus d'un mois de manifester sur la place de l'Université de Sanaa, ont décidé de faire du vendredi «une journée pour le départ d'Ali Abdallah Saleh» et de marcher sur le palais présidentiel le vendredi suivant s'il continue de s'accrocher au pouvoir.

De son côté, Ali Abdallah Saleh, 69 ans, a appelé ses partisans à se masser vendredi sur une place proche du palais présidentiel, à plusieurs km du centre de Sanaa, loin de la place de l'Université.

L'armée, dont l'homme fort le général Mohsen Ali al-Ahmar s'est rallié à la contestation, est dorénavant divisée, et un nouvel incident entre unités rivales dans le sud-est du pays a fait trois blessés jeudi.

Ces accrochages ont éclaté entre des soldats et la garde républicaine commandée par Ahmed Saleh, l'un des fils du chef de l'Etat, à Moukalla, théâtre mardi d'une première confrontation qui avait fait deux tués.

Concessions

Le Parlement a approuvé mercredi, lors d'un vote contesté par l'opposition, l'instauration de l'état d'urgence qui donne en principe au président Saleh le droit d'interdire les manifestations et de limiter la liberté de la presse.

Le bureau d'Al-Jazira à Sanaa, la chaîne du Qatar, a été saccagé mercredi par des hommes armés et les autorités yéménites ont justifié jeudi sa fermeture pour diffusion de «fausses nouvelles».

Depuis le début des troubles, Ali Abdallah Saleh a procédé à plusieurs replis. Il a annoncé qu'il ne se représenterait pas en 2013, à la fin de son mandat, il a dissous son gouvernement, puis il a proposé mardi l'élection avant la fin de l'année d'un Parlement et de son successeur.

Mais même cette dernière concession, une exigence de l'opposition, a été insuffisante pour calmer les appels à sa démission immédiate.

Las des concessions au compte-gouttes

«Nous n'acceptons plus aucune concession. Nous ne voulons que le départ rapide du président», a assuré à l'AFP un des responsables du Comité politique des jeunes de la révolution, Rachad al Charaabi.

Il a encore ajouté que des concertations étaient en cours pour opérer une transition pacifique du pouvoir, mais qu'elle ne devait pas conduire à la mise en place d'une dictature militaire. «Nous voulons une société civile, pas un régime militaire», a-t-il assuré.

Cette requête des protestataires est intervenue alors que des pans entiers de l'armée ont jeté leur poids dans la bataille contre le président Saleh.

Le général Ahmar, chef le plus respecté de l'institution militaire, a entamé des concertations pour former un conseil de transition, ont assuré des sources proches de ces tractations.

Nouveaux signes de délitement

Parmi les transfuges de poids figurent, outre des ministres, chefs tribaux et diplomates importants, le général Ali Mohsen, considéré comme le second personnage du pays, auxquels les puissants services secrets seraient acquis.

Al-Jazira a fait état jeudi de nouveaux signes de délitement du régime. Dans le Nord du pays, où sévit une rébellion chiite, les gouverneurs des provinces Djouf et Saada, nommés par Saleh, auraient à leur tour tourné casaque.

Des tractations seraient encore en cours entre des groupes de la 'société civile' et le pouvoir. Regroupés sous le nom de «Bloc civil», ces groupes proposeraient la formation d'un conseil transitoire de neuf personnalités «non impliquées dans la corruption de l'ancien régime», le temps de préparer des élections dans les six mois.

(afp)