Affaire Assange

04 février 2011 21:13; Act: 05.02.2011 10:51 Print

Fuite de documents sur l'enquête

Des rapports de police confidentiels sur l'enquête pour viol et agression sexuelle visant Julian Assange sont disponibles sur internet.

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Ces documents en suédois émanant de la police suédoise. (Photo: Capture d'écran)

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Des rapports de police confidentiels et très détaillés sur l'enquête pour viol et agression sexuelle visant le fondateur de WikiLeaks Julian Assange en Suède sont disponibles sur internet.

Ces documents en suédois émanant de la police suédoise et consultés vendredi par l'AFP sur un site, ont été faxés en novembre par l'avocat suédois de M. Assange, Björn Hurtig, à sa collègue britannique Jennifer Robinson.

Celle-ci défend le fondateur de WikiLeaks en Grande-Bretagne où il est assigné à résidence à la suite d'un mandat d'arrêt international lancé par le parquet suédois.

Documents protégés par la loi

Une page de garde portant la signature de Me Hurtig informe que «ces documents contiennent des informations protégées par la loi destinées à M. Julian Assange et à personne d'autre».

Suivent 96 passages d'un document PDF qui reproduit des rapports de police notamment sur les interrogatoires de M. Assange, des deux femmes à l'origine des poursuites pour viol et agression sexuelle dont il fait l'objet en Suède, ainsi que des résultats de la police scientifique, en particulier sur un préservatif déchiré.

Détails dans les rapports

Selon l'un de ces rapports, l'une des femmes -dont le nom est écrit noir sur blanc mais que la justice britannique identifie comme mademoiselle W.- s'est endormie après avoir eu une relation sexuelle consentie avec M. Assange.

Mais elle a été «réveillée parce qu'il était en train de la pénétrer», selon le rapport.

«Elle a immédiatement demandé: Tu as enfilé quelque chose ? et il a répondu Toi», poursuit le rapport.

«Elle lui a alors dit J'espère que tu n'as pas le VIH et il a répondu Bien sûr que non . Elle a senti qu'il était trop tard. Il était déjà en elle et elle l'a laissé continuer (...) Elle n'a pas eu l'énergie de lui répéter encore une fois. Elle avait insisté toute la nuit pour qu'il utilise un préservatif», ajoutent les enquêteurs.

Une audience est prévue les 7 et 8 février à Londres au cours de laquelle la justice britannique doit se prononcer sur l'extradition de M. Assange vers la Suède.

Cet Australien de 39 ans a toujours nié les accusations, affirmant qu'elles faisaient partie d'une campagne de dénigrement destinée à discréditer WikiLeaks au moment où le site spécialisé dans la publication de documents confidentiels s'est attiré les foudres de Washington en publiant des documents militaires et diplomatiques secrets.

(afp)