Cyber-attaques

09 décembre 2010 15:05; Act: 09.12.2010 15:29 Print

Mais qui sont ces hackers pro-WikiLeaks?

par Francesco Brienza - Les sites de Postfinance, Visa, MasterCard et PayPal ont tous été la cible de piratages informatiques revendiqués par le collectif «Anonymous». Mais qui sont-ils?

Voir le diaporama en grand »
24.09 Le soldat Bradley Manning veut changer de sexe. Il a porté plainte pour pouvoir accéder à un traitement hormonal. Ci-dessus, une image du soldat grimé en femme. 19.06 Julian Assange est planqué depuis un an à l'ambassade d'Equateur, à Londres. 05.12 Julian Assange se rend une fois encore devant la justice pour tenter d'éviter une extradition vers la Suède. 02.11 La Haute Cour de Londres a confirmé mercredi l'extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange vers la Suède, un jugement qui survient après onze mois de bataille juridique mais est susceptible d'appel devant la Cour suprême. Le soldat américain Bradley Manning, incarcéré pour avoir fourni à WikiLeaks des milliers de documents confidentiels américains, a été inculpé par la justice militaire, le 2 mars 2011. Julian Assange déguisé en femme, en mai 1995 dans les rues de Melbourne. Le manoir d'Ellingham Hall, près de Londres, où Assange passera son assignation à résidence. 16.12 Julian Assange devant la Haute cour de Justice de Londres qui a prononcé sa mise en liberté conditionnelle. La Haute Cour de Londres a accordé la liberté conditionnelle à Julian Assange le 16 décembre en appel. Des manifestants devant la Haute cour de Londres, le 16 décembre. Manifestant devant le consulat britannique à Sao Paulo, samedi 11 décembre. Protestation en faveur d'Assange à Madrid, samedi 11 décembre. Supporter de WikiLeaks, Barcelone, samedi 11 décembre. A gauche le logo de la nébuleuse Anonymous et à droite le logo de l'opération "Payback" en soutien à WikiLeaks de ce même collectif. Kristinn Hrafnsson, le nouveau visage de WikiLeaks après l'arrestation de Julian Assange. Claes Borgstrom est l'avocat des deux Suédoises qui accusent Julian Assange de viols et d'agressions sexuelles. De nombreuses personnes se sont réunis le 7 décembre devant la Cour de justice de Westminster. Ils demandaient la libération du co-fondateur de WikiLeaks. Julian Assange est sous le coup d'un mandat d'arrêt international. Julian Assange, arrêté mardi matin 7 décembre par Scotland Yard, devait comparaître devant la Cour de justice de Westminster, selon la Cour. L'un de ses avocats londoniens, Mark Stephens (Photo), a déclaré à son arrivée au tribunal que son client «allait bien», et que l'audition par la police britannique avait été «très cordiale». «Ils ont vérifié son identité», a-t-il expliqué. «Ils se sont assurés qu'il s'agit bien de Julian Assange et nous sommes prêts à comparaître», a-t-il ajouté devant une meute de journalistes qui assiège le tribunal, situé au coeur de Londres près du Parlement. Une voiture censée transporter le fondateur de WikiLeaks est entrée par un portail du tribunal, sans qu'on puisse distinguer formellement Julian Assange à l'intérieur. La fiche d'Assange sur le site internet d'Interpol. Le 7 décembre, Julian Assange, 39 ans, «a été arrêté en vertu d'un mandat européen à 09H30 GMT», alors qu'il se présentait devant la police, a précisé Scotland Yard. Julian Assange doit répondre des accusations de «coercition, agression sexuelle et viol» à l'encontre de deux femmes, pour des faits qui auraient été commis en août en Suède. Julian Assange est en passe de devenir une figure culte: différents sites internet vendent des tee-shirts à son effigie. Le 30 novembre 2010, le fondateur de WikiLeaks a été placé par Interpol sur la liste des personnes les plus recherchées. Assange est recherché en Suède pour des affaires de «viol, agression sexuelle et coercition». L'une des victimes, une Suédoise de 30 ans, avait organisé un séminaire à l'Université d'Uppsala sous le titre "La première victime d'une guerre est la vérité". Assange y avait été invité à présenter sa plate-forme. Assange aurait suivi la femme après une fête et l'aurait violée. La deuxième victime est une photographe, qui aurait fait la connaissance d'Assange lors de la même fête. L'Australien a jusqu'ici toujours proclamé son innocence et parlait d'une campagne des services secrets US contre sa personne. Julian Paul Assange est né le 3 juillet 1971 à Townsville, Queensland, en Australie. Ses parents étaient des comédiens ambulants. En raison d'une dispute concernant la garde de son demi-frère, Julian Assange et sa mère ont été contraints de fuir en permanence et de se cacher, ce qui a amené l'enfant à devoir fréquenter successivement 37 écoles différentes, suivies de 6 autres universités australiennes. Assange a fait ses premiers pas d'informaticien grâce au Commodore 64 offert par sa mère. En 1987, il acquiert un modem et, sous le pseudonyme "Mendax", il commence ses premières activités de hacker. Simultanément, Assange étudie les mathématiques et la physique à l'Université de Melbourne. Alors qu'il était hacker, Assange fait la connaissance de sa future femme. En 1989, ils emménagent ensemble et ont un fils, Daniel (photo), en 1990. Un an plus tard, le couple se sépare. Le fils de Julian a refusé de le suivre lorsque celui-ci a décidé de quitter l'Australie. Daniel décrit son père comme quelqu'un de très intelligent. Julian Assange estime que certaines personnes ne sont pas en mesure d'atteindre son niveau et de comprendre ses idées. Les débuts de WikiLeaks datent de décembre 2006. Assange a publié, sur son site Wikileaks plus de 400 000 documents confidentiels relatifs aux modes opératoires de l'armée américaine en Irak. La structure de la plate-forme et son financement restent secrets. Seul Assange est sur le devant de la scène. L'ancien porte-parole de presse d'Assange, l'Allemand Daniel Domscheit-Berg, conseillait "à personne de collaborer avec lui". En janvier 2008, le serveur WikiLeaks publiaient plusieurs documents sur des clients de Julius Bär aux îles Cayman. Les noms de 12 personnes étaient clairement notifiés. Au printemps 2010, WikiLeaks transporte ses serveurs en Suède. Début avril 2010, WikiLeaks fait sensation au niveau international en publiant une vidéo des attaques aériennes à Bagdad du 12 juillet 2007. Un soldat US, Bradley Manning, aurait transmis les informations. Le jeune homme de 22 ans a été arrêté après la publication des enregistrements vidéo de l'hélicoptère Apache. Le 28 novembre 2010, Wikileaks refait sensation en publiant plus de 250 000 documents diplomatiques américains.

Les hackers de "Anonymous" font de la cause de WikiLeaks leur combat.

Sur ce sujet
Une faute?

La guerre numérique fait rage en ce moment sur internet. Elle oppose les partisans de Julian Assange et de son site «WikiLeaks» à ceux qui souhaiteraient le voir disparaître.

D’un côté, la paralysie des sites de «Postfinance» et de «Visa», ainsi que les perturbations des sites de «MasterCard», «Sarah Palin» et les avocats suédois des jeunes femmes qui accusent Assange de viol sont à mettre à l’actif d’un collectif mystérieux qui répond au nom d’«Anonymous». De l’autre, le site d’«Anonymous» et sa plateforme de discussion sont également hors-service suite à des attaques de pirates. «Twitter» a en outre décidé hier de fermer leur fil avant de le rouvrir sous un autre nom.

Mais qui se cache sous cet anonymat et comment fonctionnent-ils ?

«Tout d’abord, il faut savoir qu’il n’y a pas de structure de commandement», explique à nos confrères du «Guardian» un membre du mouvement de 22 ans qui se fait appeler «Coldblood». «Je définirais ce mouvement comme un groupe de personnes qui partagent les mêmes genres d’idéaux et qui pour y parvenir, sont prêtes à semer le chaos.» On peut donc considérer qu'il y a potentiellement plusieurs «Anonymous», ou plutôt aucun «Anonymous» bien précis.

«La plupart de nos membres sont des adolescents qui essaient d’avoir un impact dans ce qui se trame avec le peu de connaissances dont ils disposent», continue «Coldblood». «Mais les autres sont des parents, des professionnels de l’informatique et des gens qui ont du temps ou des ressources entre leurs mains.»

Pour mener le combat contre toute forme de censure sur internet, les membres «d’Anonymous» s’unissent et créent «l’Operation Payback» (comprendre l’opération vengeance) dans laquelle s’inscrit la sous-opération «Avenge Assange» (venger Assange) qui s’occupe du cas «WikiLeaks» en particulier et qui revendique toutes les récentes attaques.

Ces différentes opérations sont montées sur la plateforme de discussion anonyme «4chan», où de grands débats ont lieu. Dès qu'il y a suffisamment d'utilisateurs sur «4chan» estimant qu’une cause vaut la peine d’être défendue, elle devient une cause «Anonymous». (voir encadré)

Une action à base de volontariat

Les attaques perpétrées à ce jour sont effectuées en déni de service, c’est-à-dire qu’on bombarde le site visé avec des milliers de demandes afin de créer une surcharge pour finalement le rendre hors service.

Contrairement à la technique du «Cheval de Troie» dont le but est de s'emparer des ordinateurs à l'insu de leur propriétaire, ici, c’est l’inverse qui se passe. Des centaines d’internautes donnent les clefs de leur machine de façon volontaire aux hackers de «Anonymous». En effet, le site proposait – jusqu’à son interruption – de participer très facilement au piratage en «faisant don» de leur ordinateur. Ainsi, en quelques clics et sans aucune connaissance informatique, les voilà qui participent à des attaques de piratage», explique «Wikanon» à nos confrères de «20minutes.fr».

«Coldblood» a expliqué sur la radio «BBC» que «la guerre des hackers va continuer contre les sites hostiles et qu'elle va se renforcer», grâce au soutien d'un nombre toujours plus grand de sympathisants qui offrent leurs services.

Les commentaires les plus populaires

  • Boomer le 12.12.2010 01:38 Report dénoncer ce commentaire

    Des vérités pas belles à voir ?

    Il faudrait qu'on les aime, les Américains... - qui ont massacré les indigènes pour leur prendre leurs terres. - qui ont déporté dans des conditions atroces des Africains pour en faire leurs esclaves. - qui ont tenté de s'en débarrasser en créant le Libéria et Haïti, les paradis que l'on sait... - qui ont bombardé plus de trente pays depuis la dernière guerre... - qui exportent leur modèle démocratique à coups de bombes - s'approprient les richesses naturelles - ont créé Wall Street pour contrôler la finance mondiale - Ont développé à outrance le système néo-libéral pour l'enrichissement de quelques-uns en fabriquant au passage des millions de pauvres... - ... (auto censure) C'est évident... , il FAUT aimer les Américains ... qu'on nous pardonne d'avoir une mémoire qui dépasse les trois semaines....

  • mako le 09.12.2010 15:20 Report dénoncer ce commentaire

    Anarchistes frustrés

    rien d'autre à dire, ce ne sont que des petits anarchistes frustrés.

  • blet le 09.12.2010 17:28 Report dénoncer ce commentaire

    bravo à wikileaks et aux hackers

    on dirait que ceux qui laissent des commentaires sont plutôt frustrés... vous n'êtes pas content que des gens se battent de manière anonyme pour défendre la liberté de la presse, d'internet, et rendre les gouvernements responsables de leurs actes?

Les derniers commentaires

  • Boomer le 12.12.2010 01:38 Report dénoncer ce commentaire

    Des vérités pas belles à voir ?

    Il faudrait qu'on les aime, les Américains... - qui ont massacré les indigènes pour leur prendre leurs terres. - qui ont déporté dans des conditions atroces des Africains pour en faire leurs esclaves. - qui ont tenté de s'en débarrasser en créant le Libéria et Haïti, les paradis que l'on sait... - qui ont bombardé plus de trente pays depuis la dernière guerre... - qui exportent leur modèle démocratique à coups de bombes - s'approprient les richesses naturelles - ont créé Wall Street pour contrôler la finance mondiale - Ont développé à outrance le système néo-libéral pour l'enrichissement de quelques-uns en fabriquant au passage des millions de pauvres... - ... (auto censure) C'est évident... , il FAUT aimer les Américains ... qu'on nous pardonne d'avoir une mémoire qui dépasse les trois semaines....

    • softwear le 03.06.2011 15:23 Report dénoncer ce commentaire

      reponse a blomer

      boomer d'origine africaine ? car aparamment tu ne sais pas grand chose de l'histoire americaine lol car il n'y pas une seule verite dans ce que tu ecris meme pas la plus petite ...un tissu de mensonge a l'image du HEZBOLA qui tue et essaye de se faire passer pour des martyrs comme des saintes ni touches je ne souhaite pas te laisser dans ton ignorence ....les americains avant leur independences sont constitues des francais du canada, des anglais et d'italiens.....haiti etait francais et non americain du dois confondre avec tahiti...lol

  • guy le 10.12.2010 21:11 Report dénoncer ce commentaire

    Et d'autres encore.

    Plus il y en aura des Wiki, Open ou autres AllLeaks, mieux ce sera. Les gouvernements se tiendront peut-être à carreaux !!

  • Nathalie le 10.12.2010 08:06 Report dénoncer ce commentaire

    liens dans l'article

    Franchement, mettre des liens sur la BBC et 20minutes.fr, on prend les gens pour qui? En plus c'est illisible

  • blet le 09.12.2010 17:28 Report dénoncer ce commentaire

    bravo à wikileaks et aux hackers

    on dirait que ceux qui laissent des commentaires sont plutôt frustrés... vous n'êtes pas content que des gens se battent de manière anonyme pour défendre la liberté de la presse, d'internet, et rendre les gouvernements responsables de leurs actes?

    • walker le 09.12.2010 19:08 Report dénoncer ce commentaire

      pas bravo

      Bravo?!? Des gens qui bloquent un site utile à beaucoup de gens vous trouvez ça bien? Perso j'utilise régulièrement Postfinance et j'en suis satisfait. Et Postfinance n'a rien fait de mal, ils ont appliqué une simple règle (pour avoir un compte il faut une adresse valable en Suisse ce qui n'est pas le cas pour Assange)

    • Johnny Boy le 10.12.2010 17:37 Report dénoncer ce commentaire

      Si, bravo

      Et ce n'est que le début... Imaginez bientôt ce qu'on sera capable de faire via internet, la on parle juste de ralentissement de sites, mais allez savoir ce que certains hackers sont ou seront capable de faire, de nos jours, ou la vie de chacun est gérée par des machine et internet. J'ai hâte de voir les catastrophes à venir. Mais je soutiens à 100% wikileaks et ces hackers qui militent simplement pour la liberté d'expression et la transparence finalement.

  • Free Speech le 09.12.2010 17:24 Report dénoncer ce commentaire

    Peu importe qui ils sont

    En tout cas on les remercie de lutter pour la liberté d'informer.