Zurich

27 février 2011 20:17; Act: 27.02.2011 21:59 Print

«Les Etats-Unis agissent comme la Gestapo»

Emanuel A. aurait aidé, en tant que conseiller à la clientèle pour le Credit Suisse, de riches Américains à frauder le fisc. Il s’en défend.

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Après l’affaire UBS en 2008, le fisc américain s’en prend à nouveau à une grande banque suisse. (Photo: AFP/Saul Loeb)

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Depuis mercredi, trois ex-collaborateurs et un collaborateur actuel du Credit Suisse sont accusés de complicité de fraude fiscale par la justice américaine. Emanuel A. est l’un d'eux. Employé par le No 2 bancaire suisse entre 2002 et 2005, il a contre-attaqué dimanche dans l’hebdomadaire alémanique «Sonntag»: «Ces accusations américaines sont absurdes. Mon travail n’avait rien à voir avec ce dont on m’ac­cuse.»

L’habitant d’Urdorf (ZH) a été plus que surpris d’apprendre son implication par la presse. L’acte d’inculpation ne lui a pas été transmis. Le fisc américain n’a même pas tenté d’entrer en contact avec lui.

«Les Américains font pression pour récupérer de l’argent et réduire leur déficit. Mais je ne vais pas me laisser impressionner! Dans beaucoup de domaines, les Etats-Unis n’agissent plus comme un Etat de droit. Tous les moyens sont bons. Ils se comportent comme la Gestapo», tonne l’ex-banquier.

Le groupe bancaire zurichois Vontobel a quant à lui annoncé avoir suspendu un de ses employés suite aux accusations. L’homme fait partie des trois anciens collaborateurs du Credit Suisse inculpés dans cette affaire. «Il avait rejoint nos rangs il y a quelques semaines seulement», a dit Herbert Scheidt à la SonntagsZeitung».

Le patron de Vontobel a précisé que les accusations à son encontre concernent uniquement ses activités passées et n’ont aucun lien avec son établissement.

(and/ats)