Energie

18 février 2011 07:40; Act: 18.02.2011 10:00 Print

Alpiq accuse des résultats en baisse en 2010

Alpiq a affiché des résultats en recul l'an dernier.

Une faute?

Alpiq a pâti l'an dernier de la faiblesse de l'euro et de la baisse des prix sur le marché de l'électricité. Le groupe né de la fusion entre Atel et EOS a affiché un bénéfice consolidé en recul de 4,6% par rapport à l'exercice 2009, à 645 millions de francs.

Sur le plan opérationnel, le résultat EBIT a fléchi de 8,8% à 970 millions de francs, a indiqué Alpiq vendredi dans un communiqué. Le chiffre d'affaires consolidé s'est pour sa part contracté de 4,8%, pour s'inscrire à 14,1 milliards.

Le chiffre d'affaires du secteur énergétique a diminué de 5,8% à 12 milliards de francs. L'entreprise, dont le siège se trouve à Neuchâtel, a pourtant augmenté ses ventes d'énergie de 7,6% à 145,6 térawattheures (TWh, 1 TWh = un milliard de kilowatt-heures). Elle estime avoir bien maintenu le cap dans un environnement de marché difficile.

«Par rapport à nos estimations de la mi-2010, nous avons mieux tiré notre épingle du jeu que prévu. Les mesures visant à accroître l'efficience au niveau des coûts ont également porté leurs fruits», a commenté le chef des finances Kurt Baumgartner, cité dans le communiqué.

Surcapacités

Les marchés européens de l'électricité ont été caractérisés par des surcapacités persistantes ainsi qu'une baisse des prix et des marges réduites, explique Alpiq. L'effet négatif de la dépréciation de l'euro est estimé à lui seul à 90 millions de francs.

L'allongement des travaux de révision de centrales nucléaires de Gösgen (SO) et de Leibstadt (AG) de même que la recul des rendements issus de l'énergie de réglage en Italie ont également laissé des traces. Les volumes de négoce sont en outre restés inférieurs aux attentes, ajoute Alpiq.

Le conseil d'administration proposera lors de la prochaine assemblée générale de distribuer comme l'an passé un dividende de 8,70 francs par action nominative. Sur la base du bénéfice consolidé de 645 millions de francs, le taux de distribution s'élève à 36,7%, précise Alpiq.

Pas de reprise durable

Côté perspectives, Alpiq prévoit à nouveau des conditions de marchés très difficiles pour l'exercice 2011. Les signes de reprise durable des principaux facteurs influençant les résultats ne sont pas encore en vue, relève le groupe. Il attend un chiffre d'affaires et un résultat opérationnel similaires à ceux de 2010.

Les comptes annuels englobaient pour la première fois les résultats du groupe sur un exercice entier. Alpiq est né début 2009 du rapprochement entre EOS et Atel. Présente dans 31 pays, l'entreprise emploie plus de 11'000 collaborateurs.

(ats)