06 septembre 2006 23:25; Act: 06.09.2006 21:15 Print

Assez riche, un big boss refuse un trop gros salaire

Le nouveau patron du groupe EADS, le Français Louis Gallois, a demandé une diminution de salaire qui jette un froid.

Une faute?

Ce patron de gauche refuse les 2,33 millions d’euros (3,68 millions de francs) de revenus annuels que recevait son prédécesseur. A la direction de la SNCF, lui-même touchait 15 000 euros (23 700 fr.) par mois et refusait d’encaisser les jetons de présence auxquels il avait droit en tant qu’administrateur d’EADS. A son nouveau poste, il veut obtenir la même somme. Selon les statuts du groupe, le coprésident allemand Thomas Enders doit recevoir le même salaire que son homologue français.

Si Louis Gallois est payé 180 000 euros (284 000 fr.) par an, son collègue allemand devra accepter de diviser son revenu par treize. Selon le magazine français Capital, le Français pourrait percevoir le salaire de son choix. La différence serait alors versée à des œuvres humanitaires. Reste à résoudre le problème des stock-options. Louis Gallois a été nommé en juillet dernier à la tête du groupe aéronautique européen EADS. Le constructeur des Airbus plongeait alors en pleine tourmente boursière en raison de retards de livraison de ses avions. Louis Gallois a immédiatement demandé une hallucinante diminution de salaire.

En Suisse, les salaires mirobolants des grands patrons tels que Marcel Ospel, d’UBS, ou Daniel Vasella, chez Novartis, ont alimenté la polémique cet été. L’un gagne 26 millions de francs par an et l’autre 20 millions de francs annuels. Malgré tout, aucun d’eux n’a demandé de diminution de salaire.

(gim)