Construction

10 mars 2011 08:09; Act: 10.03.2011 16:38 Print

Implenia a accru son bénéfice de 11,5% en 2010

Implenia, numéro un de la construction en Suisse, a accru l'an dernier son bénéfice net consolidé de 11,5% à 52,5 millions de francs.

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Implenia a tiré profit l'an passé de la bonne tenue du secteur de la construction. Le groupe zurichois, numéro un helvétique de la branche, a une nouvelle fois accru sa rentabilité et ses ventes. Le bénéfice net a progressé de 11,5% à un record de 52,5 millions de francs.

Cinq ans après la naissance d'Implenia, les résultats 2010 démontrent que la stratégie du groupe a payé, a commenté jeudi à Zurich Anton Affentranger, le président du conseil d'administration de l'entreprise établie à Dietlikon. Et celui-ci de rappeler que la firme née de la fusion du bâlois Batigroup et du genevois Zschokke a célébré il y a deux semaines son 5e anniversaire.

Et pour la cinquième année consécutive Implenia a amélioré son bénéfice net, son résultat d'exploitation et son chiffre d'affaires, a poursuivi M. Affentranger. Sur l'année sous revue, les ventes ont culminé à 2,388 milliards de francs, 4,8% de plus qu'un an auparavant.

Le résultat opérationnel avant intérêts et impôts (EBIT) a crû encore plus fortement que le bénéfice, soit de 14,8% à 77,7 millions de francs. A l'image des dernières années, Implenia a bénéficié de la progression stable de dépenses dans la construction et cela même durant la récente récession.

Nouveau directeur général

Toutefois, les revenus dans le branche ont augmenté à un rythme moins soutenu que les charges. Dans un tel contexte de pression sur les prix, la seule réponse consiste à accroître la productivité. Implenia s'est donc focalisé sur une stricte gestion des coûts ainsi que le choix de mandats rentables.

Implenia a tiré profit de sa stratégie visant à renforcer ses activités en amont et en aval de l'édification d'ouvrages et de bâtiments. L'année sous revue a aussi été marquée par l'entrée en fonction le 1er septembre du nouveau directeur général, Hanspeter Fässler.

L'ex-responsable d'ABB pour la région Méditerranée et directeur d'ABB Italie apporte à Implenia toute son expérience en matière de processus d'industrialisation, a noté M. Affentranger. Le percement du tunnel de base du Gothard le 15 octobre 2010 a constitué un autre point culminant de l'exercice.

Implenia joue un rôle clef dans la construction de cet ouvrage, le groupe dirigeant les consortiums responsables de trois de cinq lots du tunnel, soit ceux de Sedrun, Faido et Bodio. L'acquisition de Sulzer Immobilien, secteur immobilier du groupe industriel zurichois, a représenté le 3e temps fort de 2010.

Etape stratégique dans le renforcement de la division Real Estate, l'opération, a apporté au groupe à la marguerite des terrains d'une superficie de 230'000 mètres carrés à Winterthour ainsi que 15 projets de développement. Le rachat de Sulzer Immobilien a été financé par les liquidités disponibles, le free cash flow ayant atteint un niveau record en 2010, a poursuivi M. Fässler.

Acquisition

Affichant toutes un chiffre d'affaires en hausse, les trois divisions, à savoir Real Estate pour les prestations de services globales, Construction Infra dans le gros oeuvre et la nouvelle unité Industrial Construction pour les tunnels ainsi que les activités à l'étranger ont affiché de bons résultats.

Au sein de cette dernière division Prime Buildings a aussi progressé, décrochant de nouveaux mandats en Russie. Parmi les projets de cette unité, véritable carte de visite d'Implenia à l'étranger figurent notamment le nouveau siège de la banque italienne Intesa à Turin et le stade de hockey sur glace pour les Jeux Olympiques de Sotchi.

Evoquant l'année en cours, le groupe qui comptait à fin 2010 5424 emplois à plein temps, un effectif en hausse de 1,4%, se veut optimiste, dans un contexte de consolidation de la branche avec la montée en puissance de Strabag. M. Affentranger s'est dit serein face à l'expansion du groupe autrichien qui vient d'annoncer le rachat de deux entreprises suisses.

Une confiance qui repose aussi sur un carnet de commandes bien rempli, même s'il totalise des montants inférieurs à ceux de l'exercice précédent. A la fin 2010, il s'élevait à 3,070 milliards de francs (-10,9% de moins qu'un an auparavant), et à la fin février à 3,186 milliards (-7,8% comparé à la même période de 2010).

(ats)