Espionnage

03 mars 2011 11:31; Act: 03.03.2011 12:23 Print

L'enquête sur l'affaire Renault ne donne rien

L'enquête sur l'affaire Renault n'a pour l'heure permis de mettre au jour «aucune trace d'espionnage» du constructeur automobile par des salariés.

Sur ce sujet
Une faute?

Les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) n'ont retrouvé «aucune trace de comptes en Suisse» qui auraient été détenus par les cadres contre qui une procédure de licenciement a été engagée, a indiqué jeudi l'AFP une source proche de l'enquête. Cette dernière évoque même la possibilité que Renault ait reçu des informations erronées.

De faux numéros de comptes auraient ainsi été communiqués lors de l'enquête privée effectuée en interne avant que la DCRI ne soit saisie, a précisé la source. Au Liechtenstein, une source proche du dossier a également indiqué que l'enquête menée par les autorités sur des comptes présumés avait été «sans résultat». «Le numéro de compte fourni dans le cadre de l'enquête «n'existe pas».

Véhicules électriques «espionnés»

Cette affaire d'espionnage chez Renault a éclaté au début de l'année avec la mise à pied puis le licenciement de trois cadres haut placés, après une enquête interne consécutive à l'envoi de courriers anonymes. Le constructeur soupçonnait ses cadres d'avoir été rémunérés pour des informations livrées sur l'ambitieux programme de véhicules électriques de la firme française.

Les enquêteurs de la DCRI ont reçu d'un des responsables de l'enquête interne un rapport faisant était des accusations contre ces cadres Parmi les points évoqués dans ce rapport figuraient l'existence de comptes en Suisse et de sommes d'argent perçues - de 50 à 60'000 euros - dont «aucune trace n'a été retrouvée».

L'avocat de Renault Me Jean Reinhart a réfuté jeudi sur la radio Europe 1 la thèse de la «manipulation»: «Je démens absolument ce terme de manipulation. On n'est pas dans ce cadre-là, pour l'instant on n'a aucun renseignement qui concourt d'une façon ou d'une autre à dire que la thèse initiale, c'est-à-dire d'espionnage, n'existe pas», a-t-il dit.

(ats)