Banque à Zurich

04 mars 2011 12:13; Act: 04.03.2011 12:23 Print

La Neue Zürcher Bank abandonne le courtage

La Neue Zürcher Bank (NZB) réduit à la portion congrue son activité.

Une faute?

Après avoir déjà abandonné fin 2009 ses affaires de gestion de fortune, elle cède son secteur courtage à l'antenne suisse du prestataire de services financiers allemand Mainfirst.

La mesure concerne 18 collaborateurs à Zurich, a indiqué vendredi la NZB. Ils ont reçu une offre de la part de Mainfirst Suisse, a précisé à l'ATS Siro Barino, porte-parole de la banque dont la holding est contrôlée à 40% par l'établissement bâlois Sarasin. La date du transfert d'activité est fixée au 1er avril.

Coquille vide

Outre des charges anciennes touchant au private banking, la NZB motive l'abandon du secteur courtage par la modification du cadre légal américain. Celui-ci rend plus difficile les affaires transnationales entre la Suisse et les Etats-Unis, car son impact n'est pas estimable en termes juridiques et de réputation.

Il a donc été décidé de ne pas poursuivre le modèle au vu de l'importance des affaires avec les Etats-Unis. La question de l'avenir de NZB-Holding, avec une NZB devenue coquille vide, est maintenant ouverte. Son conseil d'administration tranchera au cours des prochaines semaines.

Blâme de la FINMA

La Banque Sarasin avait renoncé il y a un an à acquérir la majorité de la NZB. L'intention avait été dévoilée à l'automne 2009 dans le but de rétablir la confiance, après que l'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) eut adressé suite à l'affaire Sulzer un blâme à l'établissement zurichois pour violation des obligations prudentielles.

La NZB avait aidé en secret les investisseurs russe Victor Vekselberg ainsi qu'autrichiens Ronny Pecik et Georg Stump à prendre une participation de 31% dans le groupe industriel zurichois. Son nom a également été entendu en 2009 dans une affaire d'incitation à la fraude fiscale aux Etats-Unis.

(ats)