Banques

06 mars 2011 17:13; Act: 06.03.2011 17:21 Print

La place financière suisse est «propre»

L'Association suisse des banquiers (ASB) se défend face aux reproches d'entretenir des relations d'affaires avec des potentats arabes.

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Le gel immédiat des fonds des ex-dirigeants tunisien ou égyptien et ceux du clan du leader libyen Mouammar Kadhafi, prouve que la place financière est saine.

Même si le Conseil fédéral a bloqué ces fonds dans le cadre de décisions urgentes, la loi sur le blanchiment d'argent fonctionne, a déclaré Claude-Alain Margelisch, le directeur de l'ASB, dans un interview publiée dimanche dans la «NZZ am Sonntag». La Suisse a d'ailleurs agi plus rapidement que l'Union européenne et l'ONU.

La Suisse a bloqué des fonds après le départ du pouvoir du président tunisien Zine al-Abidine Ben Ali en janvier ainsi que celui de son homologue égyptien Hosni Moubarak. Les avoirs du dictateur libyen Mouammar Kadhafi et de sa famille, qui fait face à une insurrection depuis environ deux semaines, ont également été gelés.

Les banques n'ont disposé d'informations suffisantes et de ce fait pu agir qu'après la chute de l'ex-président Ben Ali, a ajouté M. Margelisch. Ecartant les reproches selon lesquels les établissements se sont montrés opportunistes dans leurs relations avec ces dirigeants, le directeur de l'ASB a souligné que les instituts financiers suisses font au contraire preuve de prudence.


Coordination à améliorer

«Vous ne pouvez pas signaler un cas au Bureau fédéral de communication en matière de blanchiment d'argent, du moment que tous des éléments justifiant un soupçon de blanchiment ne sont pas réunis», a dit M. Margelisch. De toute manière, il faut intensifier le dialogue entre les banques et le monde politique.

De plus, il faudrait améliorer la coordination des actions au niveau international dans les affaires liées aux fonds de dictateurs.

(ats)