Peur du nucléaire

28 mars 2011 15:40; Act: 28.03.2011 16:39 Print

La vente de bunkers explose aux Etats-Unis

Le séisme, le tsunami et l’alerte nucléaire qui ont frappé le Japon dopent les ventes d’abris antiatomiques outre-Atlantique.

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Les bunkers sont munis de toutes les commodités. - Photo: dr

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L’achat de bunkers est la nouvelle mode aux Etats-Unis. D’après une étude de CNN, depuis la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima et la guerre en Libye, les chiffres d’affaires de certaines sociétés actives dans le secteur des abris antiatomiques ont pris l’ascenseur.

La chaîne américaine prend comme exemple le cas de l’entreprise Northwest Shelter System pour prouver ses dires. La société vend habituellement quatre bunkers par année, mais vient d’enregistrer 12 ordres d’achats depuis le début de cette année. «L’intérêt des acheteurs a explosé depuis les révolutions en Afrique du Nord et surtout après la catastrophe japonaise», explique la société basée en Idhao. Cette dernière réalise des refuges luxueux, coûtant entre 200'000 et 20 millions de dollars. Ils sont conçus pour résister à n’importe quelle catastrophe, des tremblements de terre aux incendies, en passant par les ouragans et les contaminations nucléaires.

La société Vivos basée dans le Nebraska s’est spécialisée dans les abris de groupe. Elle affirme une hausse de 1'000% des demandes de réservations après le séisme du 11 mars. D’après son responsable Robert Close, l’établissement peut accueillir jusqu’à 950 personnes pour un an au maximum. Et l’abris résisterait à l’onde de choc d’une bombe nucléaire de 50 mégatonnes, une puissance jamais atteinte jusqu’ici. A l’intérieur du bâtiment d’une superficie de 12'700 m2, la petite communauté pourra jouir de tous les conforts. Salon, cave à vin, centre médical, salle pour prière et autre billard, tout est conçu pour rendre le séjour le plus agréable possible.

Le confort avant tout

«Des dizaines de milliers de gens pensent que l’apocalypse se manifeste par des tremblements de terre et des ouragans, d’une ampleur mondiale», explique Stephen O’Leary, professeur de communication de l’Université de Californie. «Mais ce n’est pas parce que les gens veulent se protéger le jour du jugement dernier qu’ils veulent perdre tout leur confort.»

(atk)