Crise libyenne

07 mars 2011 13:42; Act: 07.03.2011 13:56 Print

Le cours du pétrole à un nouveau sommet

Les prix du pétrole continuaient de grimper fortement lundi en cours d'échanges européens, se hissant à New York à un nouveau sommet depuis septembre 2008.

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La situation en Libye, important exportateur de brut vers l'Europe, continuait d'exacerber la fièvre des cours du baril. (Photo: Reuters)

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Le marché du pétrole a toujours les yeux rivés sur l'évolution des violents affrontements en Libye et aux troubles au Moyen-Orient. Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril s'échangeait à 118,12 dollars sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 2,15 dollars par rapport à la clôture de vendredi. Il se rapprochait du sommet enregistré le 24 février à près de 120 dollars, qui était son plus haut niveau depuis deux ans et demi.

Dans les échanges électroniques du New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance gagnait 2,18 dollars à à 106,60 dollars, après avoir atteint quelques minutes plus tôt 106,82 dollars, un prix inédit depuis fin septembre 2008.

La situation en Libye, important exportateur de brut vers l'Europe, continuait d'exacerber la fièvre des cours du baril.

«Si les affrontements se transforment en guerre civile sanglante, ils risquent de rendre la production libyenne de brut indisponible pour une période prolongée et d'endommager durablement les installations pétrolières» du pays, estimait Bjarne Schieldrop, analyste de la banque SEB.

Les forces armées du colonel Kadhafi tentaient lundi de reprendre la main, avec de nouveaux raids aériens contre les insurgés. Elles ont notamment visé le port pétrolier stratégique de Ras Lanouf, dans l'est libyen, où des rebelles ont fait usage de l'artillerie anti- aérienne, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait estimé jeudi que les pertes de la production libyenne représentaient de 850'000 à 1 million de barils par jour, soit plus de la moitié de la production de la Libye avant le conflit (1,56 million de barils par jour) et environ 1% de la consommation mondiale.

(ats)