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04 mars 2011 16:31; Act: 04.03.2011 16:35 Print

Le patron de l'UBS renonce à son bonus

Comme pour 2009, Oswald Grübel renonce à recevoir un bonus au titre de 2010.

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Oswald Grübel se satisfera de son salaire de annuel de 3 millions de francs. (Photo: Keystone)

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Satisfait de son salaire fixe annuel de 3 millions de francs, le patron de l'UBS aurait pourtant contractuellement droit à un complément de rémunération, le numéro un bancaire helvétique ayant dégagé un bénéfice.

L'Allemand voit ainsi sa rémunération demeurer au même niveau que lorsqu'il est arrivé à la tête de l'UBS en février 2009, en pleine crise financière. Pour mémoire, l'établissement avait essuyé une perte nette abyssale de quelque 21 milliards de francs au titre de l'exercice 2008.

L'UBS a encore bouclé l'année 2009 dans le rouge avec un débours de 2,7 milliards, pour renouer avec les chiffres noirs l'an passé avec un bénéfice net de 7,2 milliards de francs. Oswald Grübel entend encore faire réaliser de nouveaux progrès à la banque, avec pour objectif d'accroître la valeur de l'action UBS, a indiqué vendredi à l'ATS l'établissement, confirmant une information de l'agence Dow Jones.

A fin 2010, le titre UBS se négociait à 15,35 francs à la Bourse suisse, soit 4,4% de moins qu'en début d'année. Vendredi vers 16h10, l'action du numéro un bancaire suisse valait 18,02 francs, en baisse de 2,4% par rapport à la clôture de la veille.

Nettement moins que Brady Dougan

A titre de comparaison, Oswald Grübel se montre bien plus modeste que le patron du Credit Suisse, Brady Dougan. Pour 2009, la rémunération totale de l'Américain, qui a succédé à M. Grübel à la tête de la deuxième banque helvétique, s'est hissée à plus de 90 millions de francs, à la faveur essentiellement d'un programme basé sur des actions et datant d'avant la tempête financière.

Toutefois, M Grübel continue de bénéficier indirectement d'anciens programmes de bonus du Credit Suisse. A son arrivée à la tête de l'UBS, l'Allemand s'était vu offrir des options sur des actions UBS à hauteur de 13,1 millions de francs pour compenser la rémunération du Credit Suisse à laquelle il avait renoncé.

Dans son entretien avec l'agence Dow Jones, M. Grübel a par ailleurs laissé entendre qu'il n'envisageait pas pour l'heure de se retirer de la direction de l'UBS. Le patron de l'établissement a noté en substance qu'il prenait toujours du plaisir à son travail.

Toutefois, cela ne signifie pas que le conseil d'administration ne se prépare pas à sa succession. D'ailleurs, l'UBS ne manque pas en interne de candidats appropriés pour lui succéder, a dit M. Grübel.

(ats)