Assurances

29 mars 2011 09:47; Act: 29.03.2011 10:59 Print

Les catastrophes ont coûté bonbon en 2010

En 2010, les catastrophes naturelles ont coûté davantage, sur le plan des dommages financiers comme sur le plan humain.

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Haïti a coûté cher en vies humaines et en capitaux pour les assureurs. (Photo: Keystone)

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Les catastrophes naturelles et techniques ont coûté particulièrement cher en 2010, tant en termes de pertes humaines que sur le plan des dommages matériels. Elles ont causé la mort de 304'000 personnes, nombre le plus élevé depuis 1976.

En 2009, les catastrophes avaient causé 15'000 décès. Une grande partie des pertes de vies humaines de l'an passé sont dues au séisme de Haïti en janvier (plus de 220'000), relève la dernière étude «sigma» du réassureur zurichois Swiss Re, publiée mardi.

Cette statistique affine celle, provisoire, que le numéro deux mondial de la branche derrière l'allemand Munich Re avait publiée en novembre. En été, la canicule en Russie a emporté environ 56'000 vies, et les inondations en Chine et au Pakistan plus de 6200.

Les dommages globaux ont atteint 218 milliards de dollars, plus du triple de l'année précédente. Les coûts pour les assurances sont de 43 milliards de dollars ( 60%), soit 39,5 milliards de francs. Seuls 3 milliards de dollars viennent de catastrophes techniques.

Séismes coûteux

Presque un tiers des dommages assurés sont à mettre sur le compte de tremblements de terre. Les catastrophes les plus coûteuses étaient les séismes du Chili en février (8 milliards de dollars) et de la Nouvelle-Zélande en septembre (4,4 milliards).

Tous types de catastrophes confondus, dix événements ont atteint ou dépassé des dommages d'un milliard de dollars. La tempête hivernale Xinthia qui a balayé l'Europe de l'Ouest se place en troisième position.

Dans l'ensemble, l'année 2010 aura été particulièrement coûteuse, tant en termes de victimes que de charges financières, commente dans le communiqué Thomas Hess, chef économiste de Swiss Re. A des séismes dévastateurs se sont ajoutés une série de phénomènes météorologiques extrêmes, dont des inondations massives.

Certaines ont touché des pays disposant d'une faible planification d'urgence, remarque M. Hess. Les pays émergents affichent une prospérité croissante et les assureurs seront en mesure d'y combler les lacunes de couverture. Mais au-delà, le bilan met en lumière la nécessité d'y améliorer rapidement la prévention et la gestion des catastrophes pour alléger la souffrance humaine, juge-t-il.

(ats)