226 emplois menacés

11 février 2011 15:53; Act: 11.02.2011 19:36 Print

Les employés d'Energizer s'organisent

Après l'annonce mercredi par Energizer de la fermeture probable de son site de production de La Chaux-de-Fonds (NE), les employés tiennent séance vendredi après-midi avec les représentants d'Unia.

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Les employés ont décidé de mandater une certain nombre d'entre eux et non Unia pour les représenter auprès de la direction. Ils auraient souhaité utiliser Unia comme consultant dans la période de négociation, ce que le syndicat ne peut en aucun cas accepter, a indiqué ce dernier dans un communiqué de presse à l'issue de la séance.

Cette dernière a rassemblé une septantaine d'employés. Le syndicat défendera ses membres qui ne constitue qu'un petit nombre des travailleurs.

«Il s'agit pour nous à ce stade d'expliquer ce qu'est un plan social et en quoi consiste une procédure de consultation», a expliqué avant la séance à l'ATS la secrétaire régionale d'Unia Catherine Laubscher. Selon elle, plusieurs des 226 employés concernés sont encore un peu dans le déni.

Ils espèrent que la fermeture du fabricant de piles pourrait être évitée alors que cette dernière est pour ainsi dire certaine, explique-t-elle. De manière générale, la séance devait servir à expliquer aux travailleurs ce qui les attend. Un représentant du service cantonal de l'emploi était présent.

Reclassement difficile

Le reclassement des travailleurs ne sera pas facile. Leur moyenne d'âge est plutôt élevée; ils disposent de peu ou pas de formation.

Mme Laubscher a un certain espoir dans des ouvertures vers l'horlogerie. Au moment où les choses allaient mal, cette dernière a surtout sabré dans les postes peu qualifiés; les affaires reprenant, elle pourrait réembaucher.

Le plan social esquissé est «consistant». «Il pourrait être perfectible surtout compte tenu des importants moyens du groupe», selon Mme Laubscher.

Effet de dominos

En cas de fermeture, les collaborateurs bénéficieront de mesures d'accompagnement comprenant notamment des indemnités de départ, un support professionnel en services de transition de carrière et un programme de retraites anticipées.

La fermeture touchera également de nombreuses autres personnes, notamment en raison des mandats de sous-traitance, par exemple dans le nettoyage ou la cafétéria, sans oublier les intérimaires.

(ats)