Faillite

16 février 2011 16:30; Act: 16.02.2011 17:04 Print

Libraire vaincu par le digital

La chaîne américaine de librairies Borders dépose son bilan. Elle n'a pas su anticiper la révolution numérique.

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La chaîne Borders envisage de fermer un tiers de ses 674 magasins aux Etats-Unis. (Photo: Keystone/AP/Henny Ray Abrams)

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La chaîne américaine de librairies Borders a annoncé hier qu’elle avait déposé son bilan pour continuer ses activités. Durement touchée par le développement de l’édition numérique et du commerce sur Internet, elle veut se réorganiser et tenter de lever du capital.

Le libraire n’avait lancé son propre site de vente en ligne qu’en 2008, soit onze ans après son principal concurrent Barnes & Noble et treize ans après Amazon. Le tiers de ses 674 magasins est menacé de fermeture.

Le président du groupe Borders, Mike Edwards, a indiqué que «dans un contexte de baisse des dépenses des consommateurs (...) et vu le manque de liquidités de l'entreprise, Borders Group n'a pas les ressources en capital dont il a besoin pour être compétitif et pour (...) se repositionner pour le long terme».

«Borders Group, avec l'autorisation de son conseil d'administration, a déposé une demande de réorganisation sous la protection du chapitre 11» (la loi américaine sur les faillites), a- t-il précisé.

Cette décision va «donner à Borders la possibilité d'obtenir une injection de capital décente et d'avoir le temps de se réorganiser afin d'être une entreprise florissante sur le long terme», a-t-il ajouté.

Borders souligne avoir déjà reçu des engagements de financement à hauteur de 505 millions de dollars (490 millions de francs) de la part de GE Capital, ce qui devrait permettre au groupe de librairies de faire face à ses obligations pour que ses «magasins restent compétitifs en termes de produits et services».

(and/ats)